Le ministère de l’Éducation nationale mise sur des «compo» sans couacs à l’occasion des examens du premier trimestre prévus exceptionnellement cette année vers fin février, alors qu’elles étaient organisées d’habitude au mois de décembre.

Par Milina Kouaci
Le département de Mohamed Ouadjaout, qui a prévu cette année deux sessions d’examen (février et juin), presse dans ce sens les établissements scolaires à l’effet de se conformer au calendrier des examens arrêté par la tutelle, afin de permettre aux inspecteurs de l’Education nationale de suivre et d’évaluer le travail scolaire accompli depuis la reprise signée au mois d’octobre dernier.
Dans une correspondance adressée aux écoles des trois paliers, la direction de l’éducation d’Alger-Est a instruit les chefs d’établissement d’organiser les examens du premier trimestre en suivant le calendrier mis en place par la tutelle. En plus, bien entendu, de la date arrêtée pour les épreuves, à savoir du 28 février au 4 mars, cette dernière a insisté sur la stricte application de toutes les mesures et instructions devant encadrer le déroulement des compositions.
Outre la date de leur déroulement, les sujets des compositions seront unifiés pour les groupes de la même classe répartis en sous-groupes au lancement de l’année scolaire. Une mesure préventive arrêtée afin de pouvoir observer les mesures barrières et contrecarrer la propagation du coronavirus dans les établissements scolaires. Les élèves seront interdits de sortir des classes avant que la moitié du temps consacré aux épreuves ne soit écoulée. Chaque groupe examiné sera par la suite orienté à la fin de chaque épreuve vers le réfectoire de l’école afin d’éviter une collusion avec les élèves d’un autre groupe, et toutes fuites de sujets afin de préserver le principe de l’égalité des chances concernant les écoles fonctionnant à double vacation.
Toujours, dans le but de veiller à la consécration du principe d’égalité des chances, la tutelle compte infliger des peines judiciaires pour tout élève du lycée ou du collège, coupable de copiage ou de toute autre forme de fraude, comme cela a été le cas pour les candidats du bac ou du BEM, lors des épreuves de l’année précédente.
S’agissant de la remise des relevés de notes aux élèves, elle est prévue pour la mi-mars, après le déroulement du conseil des classes pour la délibération, sachant que la tutelle a exonéré les élèves des classes de première année du cycle primaire des compositions du premier trimestre.
Pour rappel, certains établissements scolaires avaient déjà commencé à faire passer aux élèves les premiers examens de l’année scolaire avant qu’ils ne partent en congé d’hiver, menaçant de sanctions toute partie qui déroge à la règle.
Le Snapest insiste sur la formation des enseignants
Par ailleurs, le coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, a insisté une nouvelle fois sur l’impératif investissement dans l’humain, notamment sur le plan de la formation des futurs enseignants afin de renforcer leurs compétences pédagogiques et didactiques. A ses yeux, la formation pédagogique est importante pour une meilleure performance des instituteurs.
M. Meriane, invité à la Radio nationale, a estimé, à ce propos, que la formation de l’enseignant est la matrice principale de la réussite d’une réforme éducative. Pour lui, toute réforme éducative a besoin «d’enseignants efficaces» qui accorde plus d’importance au vecteur principal de sa transmission, à savoir l’enseignant. Le moment est venu de laisser l’école, les pédagogues, les spécialistes de l’éducation, élaborer un programme en fonction des objectifs assignés à la réforme et en fonction aussi, des orientations contenues dans la loi de l’orientation scolaire de 2008, indépendamment de toutes orientations politique et idéologique pour un système éducatif performant, indique-t-il. <