L’Intersyndicale de l’éducation nationale revient à la charge et annonce de nouvelles actions de protestation. Réunis jeudi à Alger, les six syndicats composant l’Intersyndicale de l’éducation nationale ont opté pour le maintien de la pression sur le ministère de la tutelle en vue de l’amener à répondre favorablement à leur plateforme de revendications.
La date ainsi que les modalités de ces nouvelles actions de protestation seront communiquées par l’Intersyndicale avant la fin de la première moitié du mois de février prochain, indique un communiqué de l’Intersyndicale rendu public vendredi soir. A signaler que le Cnapeste a signé cette fois l’appel à la grève. Ce syndicat, rappelons-le, n’avait pas participé à la grève du 21 janvier dernier pour des raisons organisationnelles internes, avait-on affirmé.
«Le 24 janvier, une réunion d’évaluation des actions menées les 21 et 22 janvier a été tenue par les syndicats membres de l’Intersyndicale», lit-on dans le communiqué de l’organisation. «Les syndicats membres de l’Intersyndicale de l’éducation nationale appellent leurs adhérents à la mobilisation pour les actions de protestation futures à mener. Les dates et les modalités de ces actions seront communiquées avant la fin de la première moitié du mois de février prochain», indique la même source, qui appelle au passage le ministère de tutelle à engager des négociations sérieuses et à mettre un terme à «la politique du flou».
Dans leur communiqué, les six syndicats indiquent que les séances du dialogue tenues avec la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, au cours de ce mois de janvier, n’ont pas abouti à des résultats notables. Autrement dit, ils estiment que leurs revendications n’ont pas trouvé d’écho favorable auprès de la ministre du secteur. L’Intersyndicale de l’Education nationale «regrette le caractère superficiel du dialogue avec la ministre de l’Education nationale. Un dialogue qui n’a rien apporté aux revendications des syndicats».
Faisant le bilan des deux actions de protestation, menées les 21 et 22 du mois en cours, l’Intersyndicale se dit satisfaite de la mobilisation et de l’adhésion du personnel du secteur de l’Education nationale. «Les syndicats se félicitent de la mobilisation ouvrière en dépit des contraintes administratives», indique la même source. Pourtant, le taux de suivi de la grève du 21 janvier n’a pas dépassé les 8%, selon les chiffres communiqués par le ministère de tutelle. La mobilisation n’a pas été rendez-vous, chose que les parents d’élèves ainsi que la presse nationale ont constaté sur le terrain. Il y a lieu de noter à ce sujet que la ministre de l’Education nationale a annoncé que le projet de P-V commun, comportant les importantes préoccupations ayant été examinées avec le partenaire social, durant les rencontres organisées la semaine dernière, a été adressé par le département ministériel aux syndicats. Dans leur plateforme de revendications, les syndicats demandent l’envoi de ces P-V dans les délais.
L’Intersyndicale de l’éducation est composée, pour rappel, du Conseil national des enseignants du secondaire et du technique (Cnapest), du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapeste), de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (Cela) et du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte).