Les travailleurs de l’Education nationale expriment à nouveau leur inquiétude face à la dégradation de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions socioprofessionnelles qualifiées de «déplorables».

PAR MILINA KOUACI
Après le Cnapeste, l’Organisation nationale des professeurs de l’éducation et la Confédération des syndicats algériens (CSA), l’Unpef préconise aux syndicats de la Fonction publique et, en particulier, ceux de l’Education, à coordonner les actions à entreprendre pour améliorer la situation des travailleurs.
L’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) s’est réunie en session ordinaire le 12 et 13 octobre dernier au lycée Mohamed-Benteftifa (Blida). Une réunion au cours de laquelle le syndicat a passé en revue les questions liées à la scène éducative et syndicale.
L’Unpef exprime à cette occasion son attachement à ses revendications et dénonce la baisse du pouvoir d’achat ainsi que la situation sociale des enseignants. Il revendique principalement, l’amélioration du pouvoir d’achat, qui connaît une baisse «vertigineuse, la création d’un observatoire national du pouvoir d’achat, ainsi que l’augmentation de l’indemnité de soutien scolaire et de remédiation pédagogique (ISSRP) à pas moins de 60%, servie actuellement, mensuellement au taux de 15 %. Il appelle également, à l’actualisation de la prime de zone ainsi qu’à la généralisation de la prime d’excellence, indique le syndicat dans un communiqué rendu public.
Le syndicat appelle à être associé à la mise en place des mécanismes de la prochaine augmentation salariale pour qu’elle n’ait pas le même sort que celle d’avril dernier (augmentation de 50 points indiciaires), jugée «insignifiante» par les syndicats de la Fonction publique.
Dans un autre contexte, l’Unpef demande de rétablir le droit de départ en retraite anticipée et sans condition d’âge en appelant à l’ouverture du dossier. Par ailleurs, il met en garde contre les restrictions de l’action syndicale et demande d’être associé à l’enrichissement de la loi cadre liée à l’exercice syndical et au droit de grève. Le syndicat préconise aux syndicats de la Fonction publique et en particulier ceux de l’éducation de coordonner leurs actions afin d’améliorer la situation des travailleurs et leur permettre de retrouver leur «dignité». Il impute la responsabilité de« la situation lamentable» des travailleurs au ministère et au gouvernement, en exprimant son entière disposition à poursuivre la lutte pour promouvoir la place socio-professionnelle de l’enseignant.
Sur le volet pédagogique, le syndicat dénonce la surcharge des classes induite par le retour à l’organisation scolaire normale et l’abandon de l’enseignement par répartition de groupes, et demande à la tutelle de trouver une issue radicale à ce problème et de réduire la pression sur les fonctionnaires du secteur. Il plaide par ailleurs pour l’association des acteurs du secteur à la réforme du secteur et à la révision des programmes et des manuels scolaires et de dispenser les Assemblées locales de la gestion des écoles primaires.
S’agissant du statut particulier des travailleurs de l’éducation, l’Unpef exprime sa réserve de la mouture élaborée et dénonce l’attitude de la commission technique qui a ignoré les principes généraux et les propositions qu’il avait formulées. n