L’Association des parents d’élèves affirme que la situation sanitaire dans les établissements de l’Education nationale est maîtrisée. L’urgence, insiste son président, est de convaincre les employés du secteur à se faire vacciner.Par Milina Kouaci
Des rumeurs persistantes circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux voulant sur une possible fermeture des écoles en raison du rebond de la courbe épidémique de la Covid dans le pays. Certains internautes sont allés jusqu’à prétendre que l’annonce de cette fermeture sera faite dans les prochains heures, provoquant une crainte inutile en l’absence d’une déclaration officielle de l’Education nationale. Les associations des parents d’élèves, elles, lancent un nouvel appel à la vaccination du personnel enseignant et d’encadrement des établissements scolaires. Elles affirment que le ministre du secteur, Abdelhakim Belabed, leur a assuré lors d’une audience en date du 29 décembre dernier qu’aucune fermeture n’est envisagée dès lors que la situation est maitrisée
«Le ministère ne compte pas recourir à une fermeture préventive des établissements», confirme Hamid Saadi, président de l’Union nationale des parents d’élèves (UNPE). Pour l’instant, ce ne sont des rumeurs et rien n’oblige de fermer les écoles», ajoute le syndicaliste. «Des cas de covid-19 sont signalés dans tous les secteurs, et pas seulement dans celui de l’Education où il n’y a pas d’inquiétude. Rien n’oblige à fermer les écoles», insiste-t-il.
Ce dont il faut s’inquiéter, poursuit Hamid Saadi, c’est le manque d’entrain du corps enseignant pour la vaccination. L’adhésion à cette opération reste faible», regrette-il pour un secteur «qui compte 10 millions d’élèves et 900 mille employés». Hamid Saadi dénonce sur un autre volet, le relâchement dans l’observation du protocole sanitaire et mesures de distanciation sociale. «Nos concitoyens ont peur de la vaccination et non pas de choper le coronavirus», ironise-t-il .
Sur le volet social, l’Education nationale reste perturbée par la fréquence des mouvements de grève. Ainsi, le bureau régional du sud de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) observe aujourd’hui un arrêt de travail pour exiger une solution aux problèmes socioprofessionnels du personnel de l’éducation. Cette action de grève devrait être suivie par des AG afin de décider des actions à venir, dans le cas où leurs doléances demeurent en suspens.
Le Cnapeste qui a entamé une grève cyclique de deux jours par semaine depuis le 2 novembre 2021 a annoncé le maintien de son action «jusqu’à satisfaction des revendications». Ces grèves, selon l’UNPE impactent «négativement» les élèves et les «perturbent» mais elles sont «rendues nécessaires» en raison de «la situation du corps enseignant» . «Rattraper le retard accusé par les débrayages ne sera pas aisé dans le contexte sanitaire actuel et le mode d’enseignement par alternance de groupes pédagogiques adopté par la tutelle», juge son président.
Le ministère de l’Education organise depuis le 26 octobre des rencontres bilatérales avec les syndicats du secteur mais «la stabilité du secteur est compromise», lance-t-il encore en guise d’avertissement sur les conséquences de ces débrayages sur la scolarité des élèves.

Influence des grèves sur les élèves
Le bureau régional du Sud de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) doit observer, aujourd’hui, un arrêt de travail pour exiger une solution aux problèmes socioprofessionnels du personnel de l’éducation. Cette action de grève devrait être suivie par des AG afin de décider des actions à venir dans le cas où leurs doléances demeurent en suspens. Le Cnapeste, qui a entamé une grève cyclique de deux jours par semaine, depuis le 2 novembre, a annoncé le maintien de son action jusqu’à satisfaction des revendications. Ces grèves, selon l’UNPE impactent «négativement» les élèves et les «perturbent». «Le rendement et le niveau des élèves sont impactés par les grèves répétitives du personnel enseignant», dénonce M. Saadi. «Beaucoup de séances et d’heures sont amputées du programme des élèves. Et rattraper le retard accusé par les débrayages ne sera pas aisé dans le contexte sanitaire actuel et le mode d’enseignement par alternance de groupes pédagogiques, adopté par la tutelle», estime notre interlocuteur.
Ce dernier indique que le ministère de l’Education organise, depuis le 26 octobre dernier, des rencontres bilatérales avec les syndicats du secteur, mais «la stabilité du secteur est compromise». Reconnaissant que la grève est un droit que la Constitution garantit, mais espérant toutefois que le recours à la grève soit une «dernière alternative» au partenaire social, il exprime, par ailleurs, sa prédisposition à servir de médiateur entre le partenaire social et le ministère de tutelle pour le bien des élèves et de l’Ecole algérienne.