Par MILINA KOUACI
Le problème des travailleurs en mode «pré-emploi», dans le secteur de l’Education nationale, est-il en voie d’être solutionné ? C’est vraisemblablement ce que peut suggérer la poursuite du processus d’intégration de cette catégorie, mise à nouveau en évidence par la tutelle, une semaine après la rentrée scolaire dans les trois paliers du secteur. Mais cette perspective heureuse pour des dizaines de milliers de travailleurs reste tributaire de l’aval de la Fonction publique qui n’a pas encore donné son avis.
Dans une déclaration, hier, à l’issue d’une séance de travail tenue avec le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, M. Lahfaya a affirmé que le secteur de l’Education «est classé en deuxième position, compte tenu du nombre des concernés par l’insertion, estimé à 104 406 inscrits, soit 30,16 %», indiquant qu’il a été procédé, jusqu’à mi-septembre courant, à «la régularisation de 18 915 cas, c’est-à-dire 12,18 % des concernés».
Cela étant, ils sont encore des milliers de jeunes employés travaillant dans le secteur de l’Education selon la formule de contrats de pré-emploi à attendre que leur situation se régularise. Le département d’Abdelhakim Belabed entend, dans ce sens, poursuivre ce processus dès que le ministère des Finances approuve l’ouverture des postes budgétaires. Selon des sources informées, le ministère compte régulariser la situation de 80 000 travailleurs recrutés dans le cadre du dispositif de pré-emploi (Anem).
Ces jeunes employés sont présents notamment dans le cycle primaire. Les catégories concernées par l’intégration sont celles des conseillers pédagogiques, des superviseurs et assistants pédagogiques, ainsi que le personnel administratif. Mais, devant «l’impossibilité» de les intégrer tous dans le palier primaire, la tutelle a créé de nouveaux postes financiers administratifs complémentaires ou d’ouvrir des postes budgétaires dans les cycles moyen secondaire pour régulariser leur situation.
«L’insertion dans le secteur de l’Education sera boostée par le recours aux postes budgétaires et à ceux autorisés par le Premier ministre, selon les procédures administratives prévues par la loi», a souligné, hier, le ministre du Travail. Ce dernier a relevé, par la même occasion, que «la coordination et la concertation établies entre les secteurs concernés dans le cadre du travail des commissions, lesquelles ont permis de trouver des solutions en mesure de stimuler l’insertion et aplanir les obstacles qui l’entravent à l’échelle nationale».
Pour sa part, M. Belabed a précisé que le secteur de l’Education «intégrera près de 35 000 bénéficiaires des deux dispositifs en veillant à affecter les concernés dans les postes où il y a un besoin, notamment dans le cycle primaire». Il s’agit du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et des contrats d’insertion des diplômés (CID).