Les superviseurs et adjoints de l’Education nationale de Sidi Bel Abbès dénoncent le mutisme du directeur de l’éducation à leurs doléances, qu’ils estiment légitimes et légales et menacent  d’observer aujourd’hui mardi un sit-in devant le siège de l’Académie, et menacent aussi de durcir le ton et amplifier leur mouvement de protestation par des grèves illimitées. Lors d’une rencontre tenue au siège de la Maison de l’enseignant, le bureau du Syndicat national des superviseurs et adjoints de l’éducation (SNSAE) avait débattu des nombreux problèmes socioprofessionnels que le directeur de l’éducation  refuse de régler et aussi dénoncé les pratiques abusives dont font l’objet les fonctionnaires de l’éducation. Le communiqué rendu public par le syndicat conteste les agissements  arbitraires de certains directeurs d’établissement scolaires à l’encontre de leurs superviseurs et adjoints d’éducation et aussi à l’encontre des présidents de section syndicale  pour obstruer leur activité syndicale, la pression sur les commissions paritaires pour faire aboutir des intérêts personnels, ainsi que la négligence des problèmes professionnels posés aux responsables de l’éducation. Les syndicalistes ont également revendiqué l’ouverture du dialogue avec le partenaire social afin de lui permettre de régler les problèmes des fonctionnaires de l’éducation, notamment le droit à la promotion aux adjoints de l’éducation qui cumulent plusieurs années d’ancienneté et aussi la promotion des superviseurs au poste de superviseur principal de l’éducation, tout en insistant sur le respect des délais. Les superviseurs et adjoints de l’éducation doivent jouir du droit à la protection juridique et administrative au sein de l’établissement  et  au moment de l’accomplissement  de leurs missions  et doivent être aussi impliqués dans l’encadrement des concours écrits et oraux tout en leur préservant le droit à la rémunération.  Les syndicalistes insistent sur le remplacement des  superviseurs et adjoints de l’éducation, partis en congé de maladie longue durée, pour combler le déficit au niveau des établissements scolaires et aussi l’affectation  équitable des superviseurs et des adjoints de l’éducation aux établissements scolaires. Des doléances estimées légales par le Syndicat des superviseurs et des adjoints de l’éducation et qui préserveront les droits de ces fonctionnaires comme le stipule la loi.   
N. B.