Les sections régionales du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) de Skikda et Béjaïa ont décidé, hier, de geler leur mouvement de grève entamé il y a trois semaines.

Une décision qui intervient suite à la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles de la part des directeurs de l’éducation locaux qui n’ont pas voulu rajouter de l’huile sur le feu et ont ouvert la porte au dialogue. A Béjaïa, les enseignants grévistes ont repris leur travail dès hier. Cette décision de gel du mouvement de grève a été prononcée suite aux assemblées générales du Cnapeste dans les établissements scolaires lundi dernier. A Skikda également, où les enseignants affiliés au Cnapeste ont décidé, à l’unanimité, de geler cette action de débrayage après une réunion avec le directeur de l’éducation de la wilaya qui, selon une source proche, s’est montré très coopératif. S’agissant de la section régionale de Tizi Ouzou, les enseignants ne sont pas près de lâcher prise surtout après avoir été traduits en justice par le directeur de l’éducation locale et qui a tranché en sa faveur en déclarant la grève illégale, a-ton appris hier. De son côté, le chargé de communication du Cnapeste, Messaoud Boudiba, a affirmé que les enseignants du Cnapeste Tizi Ouzou n’envisagent pas pour l’instant de geler leur mouvement. « La grève va se poursuivre à Tizi Ouzou jusqu’à ce que justice soit faite », a-t-il précisé. A Blida, la section régionale du Cnapeste est bien déterminée à poursuivre la grève surtout que la tutelle continue de faire la sourde oreille à leurs revendications. «Si les responsables de l’éducation de Béjaïa et Skikda se sont montrés ouverts au dialogue, le directeur de l’éducation de Tizi Ouzou ne semble guère vouloir négocier, surtout qu’il n’a pas hésité à saisir la justice contre les enseignants et syndicalistes. 

A Blida, aucun responsable ne s’est jusqu’à présent rapproché des grévistes, a fait savoir Boudiba, qui a déploré le fait que la ministre ne soit pas intervenue jusqu’à présent. Rappelons que la grève a été initiée par le Cnapeste Tizi Ouzou, le 20 novembre dernier, pour réclamer l’inculpation des auteurs d’une agression dont a été victime une enseignante dans l’enceinte de la direction de l’éducation locale. L’enseignante, âgée de 24 ans, partie réclamer un document, a été priée d’abord de quitter les lieux avant d’être conduite par une policière à l’extérieur.
Cette dernière lui aurait asséné une gifle. Il est à noter que cette action de débrayage aurait privé de nombreux lycéens des examens du premier trimestre dans les quatre wilayas concernées, Tizi Ouzou, Blida, Skikda et Béjaïa.
Avec le retard accumulé, les élèves devraient sacrifier leurs vacances d’hiver pour sauver l’année scolaire déjà perturbée par la campagne électorale qui avait privé des élèves de leurs enseignants candidats durant un mois.