La commission technique chargée des œuvres sociales de l’Education, regroupant l’ensemble des syndicats du secteur ainsi que des représentants du ministère de l’Education nationale, a tenu lundi dernier une réunion de travail dans l’objectif de la révision du décret ministériel 01 /12 qui définit le mode de gestion des œuvres sociales.

En effet, constatant le nombre de déséquilibres sur terrain, la tutelle a procédé il y a trois ans à la mise en place d’une commission technique mixte qui a pour rôle de rassembler et d’étudier toutes les propositions pouvant mener à une meilleure gestion de ladite commission. D’après le syndicaliste Kamel Nouari, ce sont surtout les articles 9 et 37 qui sont les principaux sujets de discorde entre les différents membres de la commission technique. Ces deux articles de la loi 01/12 stipulent que la répartition des membres de la commission nationale des œuvres sociales est limitée à trois membres représentant chaque cycle de l’éducation (primaire, moyen et secondaire), or M. Nouari considère que le nombre des membres ne devrait pas se limiter à trois seulement mais « devrait être calculé en fonction du nombre des travailleurs de chaque palier, sans oublier de compter celui des administrateurs et éducateurs », a-t-il estimé. Aussi, l’activiste a appelé à renforcer la présence de la femme au sein de cette commission surtout qu’elle représente actuellement 63% des travailleurs du secteur de l’éducation contre 37% seulement pour les hommes. L’activiste a aussi proposé le renouvellement annuel du président de la commission nationale des œuvres sociales avec désignation de deux vice-présidents.
De son côté, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a déploré le fait que la commission technique ne soit pas encore parvenue à prendre des décisions pouvant contenter l’ensemble de ses membres. « Cela fait déjà trois ans que cette commission technique a été mise en place par la ministre et nous ne sommes toujours pas parvenus à nous entendre sur des déséquilibres que nous avons pourtant tous constatés dans la loi 01/12 relative à la gestion de la commission nationale des œuvres sociales », a-t-il dit. A défaut d’un accord, la commission technique a prévu de se réunir prochainement pour une énième séance de travail.
Par ailleurs, suite à l’appel lancé par le bureau d’Alger du Cnapeste, de nombreux enseignants exerçant dans les trois paliers de l’éducation ont observé deux jours de grève, le 26 et 27 novembre, pour protester contre le transfert arbitraire de deux enseignantes affiliées au Cnapeste. Qualifiant le taux de suivi de la grève d’« acceptable », Messaoud Boudiba a annoncé que le bureau d’Alger du Cnapeste se réunira cette semaine pour décider de la suite de ce mouvement de protestation. Rappelons que le bureau d’Alger du Cnapeste a décidé d’initier cette action de débrayage après deux réunions infructueuses avec le directeur de l’éducation de la wilaya d’Alger qui a refusé de faire marche arrière et d’annuler sa décision de transfert des enseignantes. De son côté, le Cnapeste a accusé le responsable de mener une campagne contre les enseignantes et menace actuellement de radicaliser son mouvement. n