Le ministère de l’Education nationale a reçu, jeudi dernier, à son siège, des représentants de la Commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’Education (CNFSEE)  dans le cadre d’une séance de travail qui a permis aux intendants d’exposer leur plateforme de revendications, indique un communiqué de la CNFSEE.

Néanmoins, et en dépit de cette rencontre, la commission a maintenu sa grève prévue à partir de demain jusqu’au 29 avril, annonce-t-elle, justifiant cette décision par l’absence de volonté chez la tutelle de dissuader les intendants de recourir au débrayage qu’ils ont annoncé la semaine dernière à travers un  préavis déposé au département de Nouria Benghebrit.
«Les cadres du ministère n’ont pas essayé de nous dissuader d’annuler notre mouvement de grève, prévu à partir de demain lundi jusqu’au 29 avril prochain. On s’est contenté de leur communiquer notre plateforme de revendications», explique Mustapha Nouaouria, président de la CNFSEE, affiliée à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef).
Les intendants ont recours à la grève pour réclamer leur intégration dans la liste indiciaire des grades et le régime de rémunération des corps spécifiques de l’Education, que le  ministère a publié dimanche dernier, en application au décret présidentiel n° 14-266 du 28 septembre 2014 modifiant et complétant le décret présidentiel n° 07-304 du 29 septembre 2007, fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires du secteur de l’Education. «Les intendants réclament l’amendement du statut particulier qui régit leur profession, notamment la reclassification de la catégorie de l’intendant à une catégorie supérieure», insiste  M. Nouaouria.
Le ministère de l’Education nationale a, pour rappel, annoncé en septembre dernier l’installation d’une commission ad hoc interministérielle afin d’élaborer un cadre réglementaire pour la prise en charge des revendications du corps d’intendance.