Au lendemain de la «grève cyclique» du lundi dernier, les enseignants du primaire cherchent encore leur voie pour défendre leurs intérêts socioprofessionnels. Après avoir abandonné l’option très risquée d’une grève illimitée, ils sont en quête d’un modus operandi qui leur permet de maintenir la pression sur la tutelle, mais sans recours à une action radicale qui risque de démobiliser leur base.
Selon une bonne source, l’une des options prévues par leur coordination nationale est de boycotter toutes les «tâches non-pédagogiques» ainsi que le boycott des examens du trimestre en cours. Les charges pédagogiques et les leçons, elles, seront assurées normalement en attendant l’évolution des évènements, ajoute la même source.
Les coordinateurs nationaux, assure cette source, sont en concertation pour étudier les «mécanismes pour maintenir la pression sur la tutelle et obtenir gain de cause», nous rapporte un coordinateur national aux yeux de qui «les enseignants du primaire sont des laissés-pour-compte alors qu’ils ont en charge la formation de base des enfants dans des conditions très difficiles» pour certains d’entre eux.
Parmi les tâches non-pédagogiques, il y a «la surveillance des élèves dans les cours et dans les salles de restaurations», indique notre source. «On pourra boycotter aussi les conférences d’éducation organisées par les inspecteurs», ajoute un coordinateur d’Alger qui affirme que des décisions seront prises incessamment «durant les prochains jours». «Nous avons besoin de consulter notre base dans chaque wilaya pour voir ce qu’on doit faire».
Outre l’option d’abandonner les tâches non-pédagogiques, une autre option est discutée et consiste à réduire la grève à une seule journée pendant les deux prochaines semaines «avec un délai accordé à la tutelle» d’envoyer des signaux positifs.
Le mouvement de protestation des enseignants du primaire a commencé le 7 octobre dernier. n