Par Milina Kouaci
Les enseignants contractuels de l’Education nationale comptent observer, le 2 février prochain, un sit-in de protestation devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Alger, pour réitérer leur plateforme de revendications. Cette corporation estimée à « 15 000 enseignants » dans les trois paliers réclame l’intégration sans condition dans des postes vacants, la priorisation des enseignants remplaçants dans le recrutement, ainsi que la valorisation de l’expérience professionnelle.
Pour cette corporation, le ministère a recours à des milliers de contractuels pour pallier le déficit d’enseignant et garantir un encadrement et une stabilité dans le secteur de l’Education. Les contractuels s’insurgent contre ce qu’ils qualifient « de pratiques arbitraires » envers les enseignants contractuels, en citant pour exemple la Direction de l’éducation de Souk Ahras qui aurait résilié le contrat d’un enseignant infecté par le coronavirus. Ils appellent ainsi les syndicats du secteur à se « solidariser » avec cette catégorie. Les contractuels réclament, en effet, une intégration directe sans condition aucune et sans devoir passer par un concours de recrutement pour les compétences acquises durant des années d’exercice sur le terrain.