Le Conseil national du Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels du secteur de l’éducation (SNCOPPEN) s’est réuni, avant-hier samedi, au CEM Bachir-Bennacer de Biskra sous la présidence de Sid-Ali Bahari.

Une rencontre au cours de laquelle, pour la énième fois, ont été réitérées les revendications du syndicat : abroger les dispositions 22-19 de code général de la Fonction publique portant contractualisation et révision de l’échelle, actuellement dans la catégorie 10.
Dans un cadre plus général, le SNCOPPEN considère que la situation des travailleurs, en général, et celle des corps communs, en particulier, n’augurent rien de bon pour le front social, sans toutefois laisser planer la menace d’actions de protestation dans l’immédiat. Le syndicat dresse un tableau noir du climat social où «les revendications de la catégorie des corps communs et ouvriers professionnels n’ont pas été encore concrétisées et où la scène politique et sociale vit au rythme d’une dure asphyxie à cause de la série de décisions prises par le gouvernement», faisant références aux différentes mesures de hausse de la fiscalité. Le syndicat regrette que le gouvernement n’ait «pas pris en compte les conditions matérielles et sociales de la majorité des travailleurs, ce qui augure, selon le syndicat, d’une explosion sociale».
Et le SNCOPPEN d’axer à nouveau ses critiques contre l’article 22-19 du statut particulier de la Fonction publique et également à l’encontre du décret exécutif 280-16 du 2 novembre 2016 amendant le décret 05-04 relatif aux corps communs.
«C’est un texte qui a été promulgué sans l’association du partenaire social», souligne le SNCCOPEN qui «considère que ce statut a brisé les attentes des travailleurs classés à la catégorie 10 et en deçà».