PAR MILINA KOUACI
Le statut particulier des travailleurs de l’Education nationale est au menu d’une nouvelle réunion aujourd’hui avec les syndicats pour enrichissement. Selon les échos, le ministère de l’Education nationale a assuré lors d’une précédente réunion qu’il sera fin prêt dès le mois de septembre et devrait entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2023. L’avant-projet de loi sera soumis à l’approbation de la commission ad hoc du gouvernement et à la Direction générale de la Fonction publique avant son adoption. La commission mixte chargée de l’élaboration du nouveau statut particulier des travailleurs de l’Education se réunit à nouveau aujourd’hui avec les représentants des syndicats afin d’enrichir et d’apporter des propositions pour l’enrichissement du projet du statut particulier qui est toujours en cours d’élaboration par la tutelle. Selon le partenaire social, le ministre s’est engagé à l’application du nouveau statut du secteur dès janvier 2023. L’ouverture de ce dossier a été décidée sur instruction du président de la République. Le ministère de tutelle a lancé en octobre 2021 des réunions de travail avec le partenaire social pour recueillir ses propositions. En parallèle aux travaux de la commission mixte, le Conseil des ministres a examiné un projet de loi portant statut général de la Fonction publique. Ce qui a amené certains syndicats à demander de temporiser jusqu’à ce que cette loi soit présentée et promulguée vu que le statut particulier et tributaire de statut général de la Fonction publique. Pour rappel, le Conseil national autonome des directeurs de l’enseignement moyen (Cnadem) ainsi que le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) se sont, récemment, retirés de la commission mixte chargée de la révision du statut particulier, en dénonçant«l’atermoiement et la tergiversation» de la tutelle qui ne leur a pas présenté son avant-projet du statut particulier. Ces deux syndicats emboitent ainsi le pas au Cnapeste qui a fait part au ministère de son intention de ne pas prendre part aux réunions de travail consacrées au statut particulier et au Satef pour motif de non-publication de la décision portant création de la Commission mixte. Le Syndicat national des superviseurs et adjoints de l’éducation (SNSAE) s’est retiré de ladite commission et a appelé les autres syndicats à boycotter les réunions de travail de la commission mixte chargée de la révision du projet de statut particulier. “L’urgence est d’améliorer le pouvoir d’achat à travers l’augmentation de la valeur du point indiciaire à 120 DA», dit, pour sa part, Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef). Ce dernier, qui est également coordinateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA), exprime l’attachement des syndicats constituant la CSA à leurs revendications et l’éventualité de renouer avec les actions de protestation à la prochaine rentrée sociale. <