Le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) a appelé le ministère de l’Education nationale à « ouvrir dans les plus brefs délais une enquête contre les « dépassements répétitifs » que commet la « directrice de l’Education de Tindouf », indique un communiqué du syndicat.
Le Snapest reproche, en effet, à la directrice de l’Education de Tindouf d’entraver « les instructions de la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit, son ouverture au dialogue, celles du wali et les droits des syndicats autonomes enfreignant ainsi toutes les lois de la République et la Constitution ». Le syndicat accuse ladite directrice « d’avertir dans des correspondances les fonctionnaires d’un établissement scolaire et des enseignants, et ce, pour avoir tenu un sit-in de protestation, souligne la même source, en dehors des heures de travail », tout en précisant que la « grève est un droit syndical garanti par la loi ». Pis encore, les « dépassements » de la directrice de l’Education s’élargissent, selon le Snapest, pour atteindre l’intégrité physique des enseignants. « Un syndicaliste, réputé pour son soutien à la directrice de l’Education, a agressé physiquement Brahim Douadji, le coordinateur de la section syndicale Snapest de Tindouf, au lycée Moukhtar-Belamech. Depuis ce jour, précise le communiqué, M. Douadji observe une « grève de la faim » en signe de protestation contre l’oppression et l’humiliation qu’il a subies. Face à ces « graves dépassements »,
le Snapest a par ailleurs exprimé son étonnement du « silence de la tutelle face à de tels dépassements pour camper ainsi dans sa politique de fuite en avant », ajoute le communiqué. A cet effet, le syndicat alerte les autorités publiques « quant à la politique discriminatoire et régionale contre les enseignants qui réclament leurs droits ». Dans ce cadre, il impute la responsabilité de tout « dérapage » que peut engendrer cette politique répressive, alertant, ainsi les autorités publiques de ne pas évoquer « l’instrumentalisation ». Dans ce sens, le Snapest réclame une « intervention urgente » du ministère de l’Education nationale pour mettre un terme à un « si mauvais modèle de gestion », conclut le communiqué.