Le conseil national du Satef s’est réuni, vendredi et samedi derniers, au lycée Mohamed-Benteftifa à Blida. Dans un communiqué rendu public, le Satef regrette l’accumulation des problèmes liés à la réforme du système éducatif et qui ne sont toujours pas résorbés.

PAR MILINA KOUACI
«C’est la rentrée scolaire la plus catastrophique depuis l’Indépendance en raison de décisions arbitraires et improvisées et aussi d’une mauvaise gestion. Ce qui a généré des manquements qui persistent jusqu’à ce jour», estime durement le syndicat. «Dans cette situation exceptionnelle, le ministère prétend que la rentrée scolaire s’est déroulée dans de bonnes conditions et a organisé une conférence pour préparer la prochaine dans une tentative de couvrir son échec concernant l’amélioration des conditions pédagogiques et la prise en charge des préoccupations des travailleurs du secteur», a-t-il ajouté. Il interpelle sur la nécessité d’intervenir en urgence pour solutionner les problèmes de la rentrée scolaire, notamment ceux liés à l’encadrement.
S’agissant du statut particulier, cette organisation syndicale dénonce la politique «d’atermoiement» adoptée par le ministère pour l’élaboration du nouveau statut particulier, et ce, au lendemain de sa rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux consacrée à la présentation des conclusions de la Commission et des propositions retenues pour la révision du statut particulier des corps spécifiques de l’éducation.
Comme l’ensemble des syndicats de la Fonction publique, le Satef réclame le droit à la retraite sans condition d’âge.
Il demande également de satisfaire sa revendication liée à l’amélioration du pouvoir d’achat, notamment dans la conjoncture actuelle de l’érosion du pouvoir d’achat et l’augmentation des prix des produits de large consommation. Le syndicat appelle à relever la valeur du point indiciaire, actuellement de 45 DA, à 120 DA, ainsi que la révision des primes et indemnités. La formation syndicale de Boualem Amoura plaide également pour relever le coût du repas servi aux élèves actuellement fixé à 65 DA pour les wilayas du Nord et à 75 DA pour les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux dans les trois cycles et d’augmenter le budget de fonctionnement des écoles.
Concernant le cycle d’enseignement primaire, le syndicat a plaidé pour la libération des écoles de la gestion des Assemblées populaires communales (APC) et d’élaborer une loi qui criminalise les agressions contre le personnel de l’éducation. Le syndicat appelle ses adhérents à unir ses rangs pour défendre ses revendications, notamment celles liées à l’amélioration des conditions de l’enseignement. <