Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), à l’issue de son congrès national, tenu le 31 octobre dernier à Boumerdès, a appelé le ministère de l’Education nationale à accélérer le processus de révision du statut particulier des travailleurs du secteur

, mais aussi à l’application immédiate du décret présidentiel 14/266 concernant la révision de la classification des titulaires de licences et diplômes d’études universitaires appliquées. Le Satef a indiqué qu’en cas de non satisfaction de ses revendications, il n’hésiterait pas à choisir la voie de la protestation. «Cette fois, nous sommes déterminés à nous faire entendre. C’est pour cela que nous avons envisagé de passer à l’action dans le cas où la tutelle ne prendrait pas en considération nos revendications», a fait savoir Boualem Amourra, secrétaire général du Satef.

Lors de son congrès national, le syndicat a mis sur la table de nombreux problèmes qui minent le secteur de l’éducation, à l’instar de la baisse du pouvoir d’achat ou encore de la domination syndicale dans les conseils d’administration des caisses de sécurité sociale. Dans ce sens, le syndicat a appelé à la protection du pouvoir d’achat des travailleurs du secteur et au renforcement du soutien social au profit des catégories les plus démunies. Le syndicat est aussi revenu sur les principaux problèmes auxquels ont fait face les établissements scolaires à la rentrée, à savoir la surcharge des classes, dénonçant ce qu’il a qualifié de «solutions de bricolage», faisant référence aux classes préfabriquées auxquelles la tutelle a eu recours dans certaines communes. Sur cette question, le syndicat a préconisé la levée du gel sur les nombreux projets de réalisation d’établissements scolaires, selon lui, seule solution apte à résoudre le problème de surcharge. Visiblement non satisfait de la gestion des établissements scolaires du cycle primaire par les communes, le Satef a demandé à la tutelle d’assurer la gestion de ces écoles.
Par ailleurs, s’agissant de la prolongation du mandat de la commission nationale de gestion des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation, le syndicat a jugé que la tutelle n’a fait que donner plus de temps à une commission qui a mal géré le secteur. Dans ce sens, il a rejeté le bilan moral et financier de ladite commission en appelant à une gestion non centralisée de l’argent des travailleurs du secteur. Quant à la question de l’ouverture des écoles les samedis et mardis après-midi, pour assurer des cours de soutien aux élèves en difficultés, le Satef a rejeté entièrement la proposition, soulignant que cela risque de provoquer un «surmenage» chez les élèves et les enseignants. Le syndicat a conclu son communiqué en dénonçant les atteintes aux libertés syndicales de plus en plus fréquentes et en réitérant son engagement pour le droit à la retraite proportionnelle.