Par MILINA KOUACI
Le ministère de l’Education nationale entame, aujourd’hui, des séances de travail bilatérales consacrées à la révision du statut particulier du personnel. La commission technique chargée de ce dossier a été installée, hier, au siège du ministère de l’Education nationale. Ce qui ouvre la voie au traitement de ce dossier qui a longtemps envenimé les relations entre la tutelle et les syndicats du secteur.
La commission en question et qui travaillera selon un échéancier précis regroupe uniquement des cadres du ministère qui vont rencontrer durant un mois les syndicats agréés du secteur pour des réunions de travail. Elle finalisera son travail en février et le présentera au gouvernement pour approbation, un scénario sur lequel mise la tutelle pour clore un épineux problème.
En effet, au moment où plusieurs syndicats appellent au débrayage, le ministère reçoit aujourd’hui deux syndicats autonomes pour traiter et débattre du dossier du statut particulier.
La tutelle compte élaborer avec son partenaire social un projet exhaustif qui garantira les droits de tous les travailleurs et corporations du secteur et prémunira le secteur de toute perturbation. Un dossier qui s’avère décisif pour améliorer la situation professionnelle des travailleurs, mais aussi préserver la stabilité du secteur à long terme. « Le statut particulier garantira la stabilité et la quiétude dans le secteur », a indiqué le premier responsable du secteur Abdelhakim Belabed.
Il rappelle que l’amélioration de la situation sociale et professionnelle des travailleurs du secteur est l’une des importantes préoccupations du secteur que le ministère œuvre à promouvoir. D’ailleurs, il fait savoir que les séances de travail bilatérales dureront près d’un mois et se dérouleront sous sa supervision. Ladite commission, ajoute M. Belabed, étudiera les propositions du partenaire social et sortira avec une mouture de projet portant statut particulier qui sera soumis au partenaire social avant de le soumettre au gouvernement pour approbation. « Ce projet sera finalisé dans quatre mois », estime le ministre de l’Education.
Ces rencontres interviennent dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a ordonné, lors du Conseil des ministres, le 2 mai, d’ouvrir le dialogue avec les différents partenaires sociaux en vue d’améliorer la situation socioprofessionnelle des affiliés au secteur et de réviser le statut des travailleurs. Un précédent ! Les syndicats autonomes ne font pas partie de ladite commission, composée exclusivement de cadres du ministère de tutelle. Une décision saluée selon Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). « Si la commission regroupait les représentants des 26 syndicats du secteur, elle ne finalisera son travail que dans quatre années, alors que la situation socioprofessionnelle ne tolère aucune tergiversation », estime M. Zegar. Les syndicats sont appelés, cette fois, à formuler des propositions écrites et enrichir le projet du statut particulier sans être membres de ladite commission. Les organisations syndicales vont évaluer le projet portant statut particulier des travailleurs de l’Education avant d’être soumis pour approbation au gouvernement. La commission technique recueille, dès aujourd’hui, les propositions des syndicats autonomes. L’Unpef sera reçue cet après-midi par la tutelle. « Notre syndicat formulera ses propositions à la tutelle », ajoute notre interlocuteur. Pour rappel, le ministère de l’Education nationale avait abordé, en mai dernier, à l’occasion de rencontres bilatérales avec son partenaire social, des dispositions et mécanismes de révision du statut particulier des travailleurs et des questions à caractère socioprofessionnel. D’ailleurs, au cours de ces réunions de travail, le ministère a soumis à son partenaire social un projet portant sur le statut particulier des travailleurs. <