PAR MILINA KOUACI
Après une courte accalmie imposée par la situation sanitaire, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) compte renouer avec les actions de grève.
Le syndicat dit être déterminé à poursuivre la grève cyclique de deux jours par semaine, qu’il avait entamée le 2 novembre dernier, jusqu’à ce que sa plateforme de revendications soit satisfaite, apprend-on de Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapeste. «Nous avons décidé de geler toute action de grève en raison de la propagation du coronavirus dans les écoles», indique M. Boudiba. Maintenant que la situation sanitaire s’est améliorée, «nous allons renouer avec la protestation très prochainement», dit le porte-parole du Cnapeste.
Le syndicat a été reçu à deux reprises par le ministère de tutelle après dépôt du préavis de grève, mais les enseignants ont jugé les réponses apportées à leurs revendications «peu satisfaisantes et ne répondant pas à leurs aspirations».
D’ailleurs, les enseignants affiliés au Cnapeste retiennent toujours les notes des élèves et refusent de les communiquer aux administrations des écoles. Le boycott de la remise des notes a privé «de nombreux élèves de leurs relevés de notes», selon des parents d’élèves.
Pour rappel, le ministère de l’Education s’est engagé auprès de son partenaire social à plaider auprès du gouvernement en faveur des revendications des syndicats de son secteur, en particulier l’amélioration du pouvoir d’achat et le rétablissement de la retraite anticipée, mais le Cnapeste refuse de renoncer à son action de grève.
Le syndicat revendique principalement, l’amélioration du pouvoir d’achat, qui connaît une baisse «dangereuse» et sans précédent, ce qui nécessite l’augmentation du salaire de l’enseignant en fonction de la promotion de son statut matériel et moral, et de lui permettre d’acquérir un confort économique et social. Il revendique le droit de départ en retraite anticipée et le respect des libertés syndicales.