Le syndicat dénonce l’unilatéralisme et l’improvisation dans les décisions du ministère de l’Education nationale sans concertation avec le partenaire social, notamment celles liées aux préparatifs de la prochaine rentrée scolaire.

PAR MILINA KOUACI
Le ministère de l’Education s’est penché, début juillet, avec les directeurs de l’éducation sur plusieurs dossiers liés à la rentrée et au bon déroulement de l’année scolaire. Abdelhakim Belabed a même promis des mesures sans précédent lors de la prochaine rentrée pour le succès de la rentrée scolaire et l’accueil de près de 11 millions d’élèves, à travers l’acquisition des livres, la dotation des écoles primaires en tablettes numériques et le livre en format pdf pour alléger le poids du cartable ainsi que l’augmentation du réseau des cantines scolaires et des infrastructures éducatives.
Cependant, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a, à l’issue d’une session ordinaire du Conseil national tenue les 24 et 25 juillet dernier au lycée Frantz-Fanon dans la wilaya de Boumerdès, reproché au ministère de l’Education son «unilatéralisme et son improvisation des décisions liées à la prochaine rentrée. En effet, dans un communiqué rendu public, le Cnapeste a dénoncé ce qu’il qualifie «d’opacité» qui entoure les décisions «unilatérales et improvisées de la tutelle sans concertations avec le partenaire social», dénonce le syndicat.
Dans un autre contexte, le Cnapeste met en garde contre l’effondrement du système éducatif public et des dangers de la détérioration du pouvoir d’achat. Les enseignants des trois cycles réclament, en effet, l’amélioration de pouvoir d’achat, qui connaît une «baisse vertigineuse sans précédent». Une situation qui implique, selon le syndicat, de revaloriser les salaires de manière à permettre d’acquérir un confort économique et social aux enseignants, ajoute la source. Il appelle entre autres à l’ouverture du dossier du système compensatoire des primes et allocations, car il constitue une «issue» pour améliorer le salaire des enseignants, et ce par l’augmentation des pourcentages de certaines primes, comme l’augmentation de la prime pédagogique servie actuellement de 15% à 60%, la prime de rendement à 80% au lieu de 40%, ainsi que l’amélioration de la prime de documentation. Il insiste, également, sur le règlement des arriérés de salaires dans plusieurs wilayas. Le syndicat exprime par ailleurs son attachement à ses revendications. Cette corporation demande aux pouvoirs publics d’accorder «une priorité absolue» au dossier du logement de manière à leur garantir une stabilité et un meilleur rendement professionnel. La formation syndicale réitère, par ailleurs, son attachement aux dossiers liés à la médecine du travail, l’actualisation de la prime de zone, ainsi que le droit de départ en retraite anticipée.
Sur le plan pédagogique, le Cnapeste exige de remédier à la surcharge du volume horaire des enseignants par manque d’effectifs en prenant les mesures nécessaires pour éviter le problème de surcharge des groupes pédagogiques. Il plaide à ce propos pour l’ouverture de postes budgétaires à travers le recrutement des diplômés des écoles normales supérieures et l’organisation d’un concours de recrutement externe et d’alléger le volume horaire de l’enseignant.
Dans un autre volet, le Cnapeste a exigé de la tutelle de lui remettre la première mouture du nouveau statut particulier élaborée par la commission technique chargée du dossier en mettant en garde de toucher aux acquis des enseignants. n