Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) compte renouer de nouveau avec les mouvements de grève, et ce, à partir de janvier prochain, apprend-on d’Idir Achour, secrétaire général du syndicat. Le syndicat, qui n’a pas encore tranché sur la nature des actions à suivre, car la décision revient au Conseil national qui se tiendra prochainement, suggère, toutefois, que  la tendance va vers une grève  cyclique d’une ou deux journées chaque semaine.

Le syndicat enseignant reproche, en particulier, au ministère de prendre des décisions « unilatérales », mettant ainsi « ses partenaires sociaux devant le fait accompli », en ignorant les positions de l’ensemble de ses partenaires sociaux.
Ce même syndicat est revenu sur son action de protestation observée le 23 octobre dernier. Une action, précise notre interlocuteur, «largement» suivie par les militants des syndicats, ayant réussi à « paralyser 90 % des établissements de l’enseignement secondaire».
Une action, rappelle le secrétaire général du CLA, qui a été également ponctuée par des sit-in à Mascara et Ghardaïa. Le syndicat se plaint que les conditions ne sont pas réunies pour «l’exercice du métier». Il réclame, à cet effet, à la tutelle, d’assurer, outre l’aspect pédagogique, «un aspect professionnel» pour les enseignants, notamment en revoyant le statut particulier de cette catégorie. M. Achour reproche à la tutelle de négliger, «les recommandations» de la commission ad hoc du ministère, chargée du dossier du statut particulier.
Il réclame, par ailleurs, le gel de la «commission des œuvres sociales et l’organisation d’un referendum sur son mode de gestion, centralisé ou décentralisé ». Ladite commission, rappelle notre interlocuteur, a été mise en place en 2015, et dont le mandat est arrivé officiellement à terme en juillet dernier, sans qu’elle ne présente un bilan moral et financier de ses activités», indique notre interlocuteur. Sur un autre volet, le CLA dénonce la dégradation des conditions de travail ainsi que les «restrictions» de l’exercice syndical. «La tutelle instruit ses directions de recevoir de manière cyclique les syndicats, et ces directions qui nous reçoivent refusent de signer les P-V de réunion», dénonce M. Achour.
Dans ce contexte, il évoque « les mutations arbitraires », qu’opère la tutelle et que le syndicat interprète comme des « mesures punitives » contre certains enseignants.