La date de la rentrée scolaire 2020/21 n’est pas encore officiellement fixée par le gouvernement et sera tributaire de l’évolution de la pandémie de la Covid-19, a annoncé, hier, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, précisant que «nous ne voulons prendre aucun risque pour nos enfants et leurs parents sur ce point».

Il clarifie ses propos en ajoutant que la date de la rentrée sera fixée «sur la base des données relatives à la situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19». Affirmant que l’organisation de la «rentrée scolaire se fera selon un protocole strict et ne mettrait pas en péril la vie des élèves dans cette conjoncture». Intervenant sur les ondes de la Radio de Blida, le Premier ministre a également expliqué que «partant des données inhérentes à la pandémie, nous ne voulons pas mettre en péril la vie des élèves, mais nous promettons de faire en sorte que la prochaine rentrée scolaire soit organisée».
Initialement prévue au début du mois d’octobre prochain, la rentrée scolaire devrait respecter un protocole sanitaire rigoureux, dont notamment la distanciation sociale avec la réduction du nombre d’élèves par classe à une vingtaine. Un chiffre qui s’est révélé un casse-tête pour les directeurs d’établissement scolaire dont les classes sont surchargées. Il est à supposer que l’application des mesures barrières durant les épreuves du BEM et du baccalauréat permettra d’avoir une meilleure visibilité sur leur réussite sur le terrain. Toutefois, dans l’attente de l’annonce officielle de cette rentrée scolaire, plusieurs questions restent en suspens. A l’instar de celle du port du masque par les élèves, notamment ceux du cycle primaire. Il s’agit aussi de clarifier les mesures à prendre pour gérer les interactions entre les élèves notamment durant les récréations. De multiples paramètres qui, certainement, devront peser lourdement dans les décisions de réouverture des classes aux élèves des trois paliers de l’Education nationale qui ont été privés d’école durant plusieurs mois. Sachant que le grand défi de cette rentrée est le nombre d’élèves au niveau national qui, selon les dernières statistiques publiées par le ministère de l’Education nationale, s’élève à plus de 9 millions répartis sur 26 982 établissements dont 19 037 écoles primaires, 5 512 collèges et 2 433 lycées.

Coup d’envoi symbolique du BEM à Blida
Par ailleurs, le Premier ministre était présent, hier, dans la wilaya de Blida pour donner le coup d’envoi des épreuves du Brevet de l’enseignement moyen (BEM), pour l’année scolaire 2019/20. Un choix hautement symbolique sachant que cette ville a été, au mois de mars dernier, le premier foyer de contagion dont l’impact a été violent pour la population locale. A cet effet, le Premier ministre a rappelé que «Blida a été la première wilaya touchée par cette pandémie, à laquelle l’Etat a fait face avec toute la rigueur requise». Il a tenu à saluer la mobilisation du personnel de la santé en affirmant que «l’élite médicale algérienne a démontré son patriotisme et sa compétence depuis le début de la propagation de la pandémie de la Covid-19 en Algérie». Il a aussi tenu à saluer la mobilisation de la population et des autorités locales de la wilaya de Blida qui a enregistré «une grande amélioration grâce à la sensibilisation des citoyens et d’une prise de conscience collective». Soulignant toutefois que «la vigilance reste de mise», d’autant plus que «nous avons accompli ce travail pour protéger nos enfants et nos élèves. Et nous sommes sur la bonne voie jusqu’à ce que la vie reprenne son cours normal». n