C’est l’expectative au sein des différents acteurs de l’Education nationale, qui s’interrogent s’il y aura une reprise des cours ou non.

Enseignants, élèves et parents se posent ainsi la question maintenant que la dernière semaine des vacances de printemps, avancées à cause du coronavirus, est entamée. Même si ces acteurs semblent saisir la complexité de la situation, induite par la propagation du Covid-19 qui touche plus de la moitié des 48 wilayas, il n’en demeure pas moins que les concernés sont dans l’embarras. Un embarras qui va sans doute les accompagner jusqu’à ce qu’une décision officielle soit annoncée. Visiblement importuné par les infos diffusées sur les réseaux sociaux, faisant part d’un prolongement des vacances jusqu’au 19 avril prochain, alors que la reprise devrait avoir lieu le 4 du même mois, le ministère de l’Education a démenti, par la voix de son chargé de communication, un tel scénario évoquant l’impossibilité pour le ministère de prendre une décision d’une telle importance. Cela n’élimine pas toutes les zones d’ombre autour de cette reprise qui suscitera sans doute davantage d’interrogations à mesure que l’échéance de la reprise approche. Pour l’heure, la tutelle tente de rassurer en évoquant une fin d’année scolaire encore lointaine et qu’il est encore possible de terminer les programmes pédagogiques. La même tutelle fait ainsi part qu’elle est en train d’étudier tous les scénarios possibles pour éviter une année scolaire blanche bien que la grande appréhension est liée aux classes d’examens.
L’on fait état à ce propos d’une possibilité de compter l’année scolaire sans les examens du troisième trimestre pour les candidats de la 5e (cycle primaire) et du BEM (cycle moyen) alors que le baccalauréat, prévu le 7 juin prochain, demeure plus problématique.
A ce propos, on souligne la possibilité de son organisation au mois de septembre dans le cas où la situation sanitaire venait à ne pas s’améliorer dans les prochaines semaines.
La situation, plus que jamais incertaine, a contraint le ministère de l’Education à installer une cellule de crise chargée d’étudier cette donne. Au sein des organisations syndicales, on semble mesurer la complexité de la situation.
C’est ce qu’avait signifié récemment à Reporters, le porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement du secteur ternaire (CNAPEST) Messaoud Boudiba. Ce dernier estime, dans ce sens, que « toute suspension éventuelle des cours après le 12 avril », en raison de la propagation du virus corona, mènera vers « une situation compliquée».
« Ce qui m’inquiète c’est le fait de suspendre éventuellement les études à cause du coronavirus après le 12 avril parce que cela nous mènera à une situation compliquée par rapport au baccalauréat», nous a-t-il déclaré. A l’évidence, les acteurs de l’Education nationale resteront suspendus à l’évolution de la situation sanitaire bien que les indicateurs du moment montrent une quasi-impossibilité d’un retour à la normale dès la semaine prochaine. Ce qui veut dire qu’une reprise des cours dès dimanche prochain relèverait plutôt de l’impossible. <