Le mandat de la Commission nationale des œuvres sociales de l’Education nationale a expiré hier. Après avoir été prolongé de manière exceptionnelle ; sur décision de l’ancienne ministre du secteur Nouria Benghebrit, il a pris fin sans que son successeur Abdelhakim Belabed n’ait pu organiser de nouvelles élections pour renouveler ses membres.
Le débat sur la gestion des œuvres sociales du secteur de l’Education a toujours suscité la polémique. Il s’agit d’un pactole de plus de 900 milliards de centimes dont l’enjeu a déjà provoqué de sérieux remous chez le partenaire social de l’Education nationale.
Les syndicats autonomes du secteur ont toujours dénoncé «la gestion opaque» de ces fonds et demandé à la tutelle «davantage de transparence» ainsi qu’aux membres de la commission de présenter de «véritables bilans». Souvent, ils ont accusé la fédération UGTA du secteur de vouloir garder la main sur le dossier, allant parfois jusqu’à demander le gel de ses activités en attendant l’organisation d’ «élections crédibles».
Le comité mixte, composé des syndicats et du ministère, a tenu plus de 50 réunions dans le but de modifier les textes régissant ces œuvres sociales, sans parvenir à un accord ou à un consensus en raison de leurs divergences. En tout état de cause, le ministre actuel du secteur, M. Belabed, sera particulièrement observé sur la façon qu’il aura à gérer ce dossier maintenant que la commission sortante a vu son mandat légal expirer. Ainsi le vice-président de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE) Mokhtar Benyettou souhaite que le ministre actuel de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, organise au plus vite des élections de renouvellement de la commission. Il appelle également à l’ «ouverture d’une enquête» sur les activités de gestion de la commission sortante.