Après trois jours d’examen, les épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM), qui se sont déroulées, cette année, dans un contexte de crise sanitaire en raison de la pandémie de coronavirus, ont pris fin hier. Ces épreuves se sont déroulées dans l’ensemble dans des conditions normales et aucun incident notable n’a été signalé, selon les témoignages des enseignants mobilisés pour l’encadrement des épreuves au niveau des centres d’examen. Le personnel éducatif a regretté, toutefois, un « gaspillage d’argent » en raison d’une « défection massive » des candidats. « Les enseignants mobilisés pour encadrer ces épreuves se sont retrouvés face à des salles quasi vides », nous a déclaré le secrétaire général du Cnapeste, Messaoud Boudiba. A ses yeux, « il aurait fallu que le ministère retienne uniquement les élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne de passage ou imposer une confirmation préalable du candidat avant d’amorcer l’examen ».
Le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) Zoubir Rouina regrette, pour sa part, que le BEM facultatif a entraîné des « dépenses inutiles ». « La tutelle a dépensé beaucoup d’énergie et d’argent pour le bon déroulement de cet examen, mais les candidats qui ont obtenu la moyenne leur permettant d’accéder au secondaire ont fait défaut », dit M. Rouina. Exit le BEM, bonjour le bac donc ! La session 2020 débutera dimanche prochain, 13 septembre, pour une durée de cinq jours. Le département de Mohamed Ouadjaout a fait savoir que toutes les dispositions et outils nécessaires ont été mis en places afin de garantir un examen sans incident.
Au-delà des craintes exprimées par les syndicats d’enseignants, sur la capacité de la tutelle pour mettre à exécution le protocole sanitaire, Mohamed Ouadjaout a rassuré que tous les moyens ont été peaufinés afin de garantir un examen du bac sans incident, tout en assurant la sécurité des encadreurs et des candidats qui composeront dans des circonstances exceptionnelles. Toutes les instructions relatives aux modalités pratiques d’organisation des épreuves des examens de fin d’année et la stricte application des mesures de protection contre le coronavirus ont été respectées, avait affirmé le ministre à chaque tribune offerte.
Les écoles pour rappel ont ouvert leurs portes le 25 août dernier pour les candidats au bac et du BEM pour des séances de révision. Sauf qu’une grande partie s’est abstenue et a préféré pendant le confinement suivre des « cours particuliers payants », poursuit M. Rouina.
Entretemps, les parents d’élèves et les enseignants ont été appelés à faire leur travail de sensibilisation sur la nécessité de respecter le protocole sanitaire de prévention contre la propagation du coronavirus et d’accompagner les candidats sur le plan psychologique après une coupure de six mois.
Il y a lieu de préciser que 637 538 candidats passeront les épreuves du baccalauréat. Ces derniers seront répartis sur 2 261 centres d’examen et encadrés par 192 300 enseignants mobilisés à cet effet.