Plusieurs établissements de l’éducation nationale sont mis en demeure de payer leurs factures d’électricité sous peine de se retrouver dans le noir.

Une première dans les annales de la République algérienne. Le ministère des Finances a instruit le département de Nouria Benghebrit de payer les factures impayées de ses établissements scolaires pour l’année 2016.
En effet, des sources ont révélé que le ministère des Finances a sommé le ministère de l’Education nationale sur « la nécessité de payer les arriérés des institutions de l’éducation de l’année 2016, au plus tard 15 jours après la clôture de l’exercice ». Une situation très embarrassante, selon notre source, qui a obligé la première responsable de la tutelle à réagir et envoyer une instruction portant le n°129 et signée par le secrétaire général du département aux directeurs des établissements scolaires concernés, les obligeant à payer les factures dans un délai qui ne doit pas dépasser deux semaines.
A cet effet, notre interlocuteur a soulevé des préoccupations ayant trait à l’amélioration « des conditions matérielles de scolarisation des élèves tels que le chauffage et les cantines scolaires ». Par ailleurs, notre source ne précise pas le nombre d’établissements concernés par les avis de coupure d’électricité, mais parle d’un « phénomène conséquent » et dans « plusieurs wilayas », tout en expliquant que « les établissements ne pourront pas payer les factures vu que le budget annuel pour chaque établissement est accordé habituellement en avril de chaque année». Par ailleurs, lors d’une déclaration en novembre dernier, la ministre de l’Education nationale avait fait savoir que les crédits alloués à son département au titre du budget de fonctionnement de l’année 2017 s’élèvent à 764 261 milliards de dinars, accusant un recul de l’ordre de 2,32% par rapport à 2016.
Ce budget couvrira plus de 700 000 fonctionnaires, 9 millions d’élèves, plus de 26 000 établissements éducatifs, 9 établissements publics administratifs sous tutelle et 12 instituts de formation, précise la ministre.
La ministre a également indiqué que 86,75% du budget de fonctionnement sera destiné à couvrir les salaires, alors que les 12,31% restants seront consacrés aux autres dépenses liées aux activités éducatives, culturelles, à l’action sociale en plus des subventions réservées aux établissements et activités internationales.