Le ministère de l’Education nationale devrait entamer, à partir d’aujourd’hui et tout au long du mois de mars, des réunions de concertation bilatérales avec les responsables des organisations syndicales accréditées qui ne semblent pas si convaincues par cette démarche. Les syndicats estiment que ces réunions sont «protocolaires sans aucune utilité significative» et n’ayant pour objectif que de faire croire à l’opinion publique que le premier responsable du secteur respecte son engagement portant «consécration du principe de dialogue avec le partenaire social qu’il associe aux concertations et à la prise de décisions».
Il s’agit, selon Zoubir Rouina, secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), d’une réunion avec le secrétaire général du ministère, sans préciser pour autant l’objet et l’ordre du jour de la rencontre. «Nous sommes conviés pour une rencontre le 6 mars prochain sans qu’on sache sur quoi va porter cette réunion», dit M. Rouina. Pour lui, si c’est au Secrétaire général de tutelle de recevoir le syndicat, il devait inviter les membres du conseil national et non pas uniquement le premier responsable du CLA, poursuit, notre interlocuteur. Ce dernier va ainsi convoquer une réunion du conseil national du syndicat en fin de semaine, afin de trancher le refus ou l’acceptation de l’invitation. «Il est possible qu’on décline cette invitation», indique M. Rouina. «La tutelle ne répond pas à nos revendications socioprofessionnelles. Et je ne trouve pas d’intérêt à prendre part à une rencontre bilatérale sans tirer avantage», ajoute le porte-parole du CLA. «Il n’y avait aucune réponse convaincante aux revendications socioprofessionnelles et syndicales soulevées». Il cite, à titre d’exemple, les revendications ayant trait à l’application du décret présidentiel 266/14 et au statut particulier des travailleurs de l’éducation et la gestion du secteur.
Pis encore, «la tutelle nous renvoie vers le gouvernement quand on soulève la question de la retraite proportionnelle et vers la Fonction publique quand il s’agit du statut particulier», dit pour sa part le porte-parole de l’Unpef, Abdelouahab Lamri Zegar. Réitérant son «attachement» aux revendications soulevées, l’Unpef qui n’a pas reçu d’invitation jusqu’hier, estime que ces rencontres ne sont qu’une «formalité loin de tout dialogue sincère». Ce dernier reproche à la tutelle de ne pas mettre en place un agenda précis pour répondre aux revendications du syndicat. «On nous reçoit pour nous dire par la suite que plusieurs dossiers ne sont pas de leur ressort».
S’agissant du Syndicat national des superviseurs et adjoints de l’éducation (SNSAE), il est invité pour une rencontre le 9 mars. «Nous ne croyons pas à la politique de la chaise vide», indique le président du syndicat Amar Zouidi, qui se rendra au siège du ministère le jour de la rencontre.
Pour sa part, le Syndicat national autonome des directeurs des écoles primaires (Snadep) précise être convié pour une réunion avec les membres de la commission des œuvres sociales de l’Education nationale le 11 mars. Une rencontre qui a pour objectif d’examiner le rapport financier et moral de la commission des œuvres sociales dont le mandat a expiré, a indiqué Abdelkrim Gaïd, président du syndicat.
Les parties invitées à cette réunion formuleront des propositions sur la gestion des œuvres sociales, l’élection de nouveaux membres ou la prolongation du mandat de la commission gérant les finances des œuvres sociales. <