PAR MILINA KOUACI
Le secteur doit notamment se prononcer dès le 12 mars courant sur la levée ou le maintien de l’organisation exceptionnelle de la scolarité imposée par la crise sanitaire.
Le ministère de l’Education nationale abritera, du 12 au 24 du mois en cours, des rencontres avec les directeurs de l’éducation au niveau de l’Office régional des examens et des concours de Kouba (Alger) afin de préparer la prochaine rentrée scolaire 2022/2023.
Le ministère, qui a dévoilé il y a quelques jours le calendrier des examens nationaux, a annoncé le retour à l’organisation scolaire normale, mais dans une note ministérielle adressée, en date du 7 mars, aux directeurs de l’éducation, il a signifié «ne pas avoir tranché catégoriquement sur le mode pédagogique qui sera adopté lors de la prochaine rentrée solaire».
«La rentrée scolaire 2022/2023 surviendrait dans un contexte national et mondial marqué par le retour graduel à la vie normale au vu des données actuelles de la situation sanitaire de la propagation de l’épidémie de coronavirus et de ses variants, qui requiert tout de même d’être prudent, en continuant d’observer les mesures préventives pour assurer la continuité du service de l’éducation et garantir la protection des élèves et du personnel», écrit le ministère. Mais il n’a pas encore tranché le maintien du mode exceptionnel d’organisation scolaire et du retour à la scolarisation normale. Le ministère prendra dans tous les cas toutes les mesures pour garantir le droit à l’éducation, l’égalité des chances, la continuité de la scolarité ainsi que la protection des élèves et du personnel.
La prochaine rentrée pourrait se distinguer, selon le département de M. Belabed, par «l’éventualité de la reprise de l’organisation normale», et ce après deux années d’organisation exceptionnelle imposée par la pandémie de coronavirus. Le ministère cite, également, l’indépendance des nouvelles wilayas en termes de gestion de ses ressources financières et humaines et l’élargissement de l’utilisation des tablettes à d’autres écoles primaires.
Toutes ces nouvelles donnes exigent, selon la même source, une grande mobilisation et une bonne préparation pour une rentrée réussie. Dans ce sens, la tutelle demande aux directeurs de l’Education de préciser la demande des postes budgétaires à travers la plateforme numérique du secteur. Il a notamment exigé d’être précis dans les prévisions des nouveaux établissements scolaires pour permettre un meilleur encadrement des élèves.
Il y a lieu de préciser que ces rencontres sont organisées annuellement avec pour objectif de bien préparer la rentrée scolaire et parer à toutes les difficultés qui pourraient surgir, notamment en matière de nombre d’élèves et de divisions pédagogiques ainsi que les besoins de chaque wilaya dans les différents domaines. n