Les superviseurs et adjoints de l’Education nationale réclament la programmation d’une deuxième session de concours de promotion professionnelle pour l’accès aux grades de superviseur et de superviseur principal.

Par Milina Kouaci
Un concours de promotion professionnelle a été, en effet, organisé le 10 juillet dernier pour l’accès aux grades susmentionnés, mais qui a été «largement» boycotté en réponse à l’appel du Syndicat national des adjoints et superviseurs de l’Education (SNSAE). D’après cette formation syndicale, le taux national de boycott a atteint les 91,61%. «Un taux record de boycott d’un concours ne répondait pas au seuil minimum en matière de droits professionnels d’accès aux grades supérieurs», écrit le syndicat dans un communiqué rendu public.
Le SNSAE dénonce à ce propos le «nombre très limité de postes budgétaires» contenu dans les décisions d’ouverture des examens professionnels de promotion aux grades supérieurs qui ne représente «dans le meilleur des cas que 3% de ceux qui ont droit d’accès à ces grades supérieurs».
Certaines wilayas, d’ailleurs, «à l’instar de Laghouat, Tindouf et Souk Ahras», ne bénéficient «d’aucun poste budgétaire», considérant que cette décision est une «provocation» à l’encontre de «milliers de superviseurs et d’assistants pédagogiques, «privés» de leurs droit de «participation au concours de promotion et d’accès à des grades supérieurs. Retenir les résultats de ce concours est considéré comme «consternant aux milliers de professionnels car le concours a perdu sa crédibilité», ajoute la même source, qui appelle à la satisfaction de ses revendications professionnelles pour assurer la stabilité et la quiétude du secteur et éviter les protestations et grèves à la prochaine rentrée scolaire. Le syndicat exige ainsi «d’annuler» les résultats du concours organisé le 10 juillet dernier et d’organiser une deuxième session suivant le système de quotas. Le SNSAE a dernièrement revendiqué une remise en cause des «plans annuels de gestion des ressources humaines» de manière à «rattraper le nombre de postes budgétaires contenus dans les décisions d’ouverture des examens professionnels de promotion aux grades supérieurs, par l’adoption du mécanisme des quotas, en attendant la révision de la circulaire 97-16 qui est en contradiction avec le décret exécutif 240-12. Il exige, également, de délivrer une autorisation exceptionnelle pour les grades qui devaient disparaître en 2017 et qui représentent 10 000 adjoints de l’Education. Le syndicat exige, pour rappel, une meilleure considération des adjoints de l’Education qui assurent de lourdes tâches administratives. Il plaide pour l’intégration et la reclassification des superviseurs à la catégorie 11 et la revalorisation des diplômes des conseillers de l’éducation. Il revendique également, l’application du décret présidentiel 14-266 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires.