A une semaine des compositions du premier trimestre, qui interviennent exceptionnellement cette année fin février à cause du contexte sanitaire, c’est la mobilisation générale dans les établissements scolaires et même
chez les parents qui mobilisent leurs enfants pour se préparer aux épreuves.

Chez les organisations syndicales, on appréhende fortement les résultats sur la base des prestations des élèves lors des évaluations (devoirs) qui n’ont pas donné de résultats satisfaisants, estime-t-on. La raison est simple, selon le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba, qui explique la situation par les sept mois de rupture entre les élèves et leur milieu naturel, l’école, à cause de la pandémie.
« Les résultats des devoirs du premier semestre, qui se sont déroulés du 10 au 21 janvier dernier, ont fait état d’une baisse des acquis des élèves en dépit des efforts fournis par les enseignants pour une bonne assimilation de leurs élèves », note le même syndicaliste, pour qui « le niveau scolaire des élèves est inférieur à son point d’évaluation habituel d’après les échos qui nous sont parvenus des quatre coins du pays ». Plus explicite, M. Boudiba dira que les évaluations révèlent des résultats mitigés. « Les notes globalement sont faibles. C’est la raison pour laquelle nous encourageons nos élèves avant la tenue des compositions qui interviendront dans une semaine », indique M. Boudiba.
« Il était attendu que le niveau des élèves baisse en raison du confinement, mais nous demeurons optimistes eu égard aux efforts des instituteurs qui se sont pleinement investis pour amortir les effets du confinement », dit, pour sa part, Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Unpef. La pandémie de coronavirus « a lourdement pesé » sur tous les systèmes éducatifs et d’enseignement du monde entier, indique le porte-parole de l’Unpef, qui rappelle que l’Algérie et sa communauté éducative ont également vécu un contexte exceptionnel et particulier. « Il faut que les inspecteurs de l’éducation et les enseignants situent les raisons de ce recul à travers une profonde lecture des résultats des devoirs et mettre un cadre d’évaluation avant le déroulement des compositions », plaide, à ce propos, M. Boudiba.

Le calendrier des compositions rectifié
Le ministère de l’Education nationale a exigé, il y a quelques jours, des établissements scolaires de se conformer au calendrier des compositions qu’il avait arrêté avec les dates et horaires de chaque matière en unifiant les compositions semestriels de chaque matière au niveau du même établissement éducatif. « C’est le même calendrier arrêté d’habitude. Sauf que la tutelle a commis une erreur, en réduisant le volume horaire de l’examen d’histoire-géographie d’une heure et demie habituelle à une heure. Ce qui a fait réagir les syndicats du secteur et amené le ministère à rectifier sa maladresse », rapporte M. Zegar.
Il y a lieu de rappeler que la grille de notation en termes de contrôle continu dépendra de la discipline et de l’assiduité, ainsi que de l’activité de l’élève en classe, en sus du calcul et des travaux pratiques accomplis par l’élève, de sa performance linguistique et de ses projets de recherche. Quant aux moyennes semestrielles et annuelles, elles seront calculées par l’addition des points du contrôle continu, des devoirs et des compositions trimestrielles.
S’agissant de la remise des relevés de notes aux élèves, elle est prévue pour la mi-mars, après le déroulement du conseil de classes pour la délibération, sachant que la tutelle a exonéré les élèves des classes de première année du cycle primaire des compositions du premier trimestre.