PAR MILINA KOUACI
Le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a reçu, le 27 avril dernier, les membres du bureau national du Cnapeste. La réunion organisée entre les deux parties devrait permettre de désamorcer le mouvement cyclique de protestation enclenché par le Cnapeste depuis novembre dernier. Cette rencontre est la quatrième du genre depuis que le syndicat a décrété une grève, il y a six mois.
Le ministère de l’Education se serait engagé à satisfaire les revendications du syndicat relevant de ses prérogatives. Les résultats de cette réunion s’inscrivent dans le cadre d’un éventuel dénouement de la crise qui dure depuis plusieurs mois. D’ailleurs, la prime de rendement ISSRP, qui n’a pas été versée aux enseignants ayant boycotté la remise des notes, a été dégelée, selon des militants du Cnapeste.
Le gel de la prime IRRSP «décidé et médiatisé» par la tutelle, à la veille de la tenue du conseil national du syndicat, n’a fait que renforcer la volonté de la base militante à poursuivre la contestation et maintenir la mobilisation jusqu’à satisfaction pleine et entière de sa plateforme de revendications, sachant que le syndicat avait opté, en mars, pour l’apaisement, en arrêtant sa grève cyclique de deux jours. Des syndicalistes affirment que le ministère a ordonné aux directeurs de l’éducation de ne pas verser ladite prime aux enseignants du Cnapeste. Pour la quiétude du secteur, le Cnapeste comme l’ensemble des syndicats du secteur ont demandé à maintes reprises l’ouverture d’un dialogue sérieux avec le partenaire social. Pour le Cnapeste, le dénouement de la situation est subordonné à la volonté de la tutelle de satisfaire les différentes revendications socioprofessionnelles des travailleurs du secteur, relevant des prérogatives de son département, ainsi que de concrétiser ses engagements. Il s’agit essentiellement des postes de promotion des enseignants, de la prime de rendement gelée et des arriérés de salaires non payés. Il est à rappeler que le Cnapeste a entamé son mouvement de protestation en novembre dernier. Le syndicat a suspendu sa grève cyclique mais a maintenu le boycott de remise des notes. Un nombre conséquent d’élèves, selon des associations de parents d’élèves, n’ont pas obtenu leurs relevés de notes des deux premiers trimestres.
Le syndicat réclame l’amélioration du pouvoir d’achat de l’enseignant à travers la révision des salaires et l’augmentation du point indiciaire. Il revendique, également, l’actualisation de la prime de zone et le rétablissement de la retraite anticipée et de remédier aux conditions déplorables liées à l’exercice de la fonction, ainsi que la garantie des libertés syndicales. <