Que se passe-t-il au sein de l’Education nationale au sujet des examens de fin d’année scolaire renvoyés au mois de septembre à cause de la crise sanitaire ? Y a-t-il une intention de revoir le calendrier des examens pourtant fixé par la tutelle il y a juste une semaine ?

Qui dit vrai entre une communication officielle, qui n’évoque pas ce point à l’ordre du jour des rencontres, entamées hier avec les partenaires sociaux, et ces derniers qui disent avoir abordé le sujet avec le ministère avec possibilité d’une remise en cause du nouveau calendrier ?
Autant d’interrogations qui se sont invitées ce week-end, alors que tout semblait avoir été agencé avec l’annonce solennelle de la tenue des épreuves du BEM et du baccalauréat au mois de septembre prochain.
Le communiqué du ministère de l’Education nationale, qui a annoncé le début, à partir d’hier samedi, d’une série de consultations avec les partenaires sociaux entre associations des parents d’élèves et organisations syndicales du secteur, ne cite pas ce point à l’ordre du jour.
Il n’a pas écarté, cependant, de le traiter quelle que soit la manière ou la motivation puisqu’il «sera question des réponses aux préoccupations émises lors des précédentes concertations menées par le ministre du 20 février au 12 mars», peut-on lire dans le communiqué des services d’Ouadjaout. Le même document énonce également l’étude du projet de diagnostic et d’évaluation du système éducatif national. Il sera question à cette occasion, explique-t-on, de remettre une copie de ce projet aux partenaires sociaux pour débat et enrichissements.
Sauf que la première entrevue entre le ministre et le président de l’Association des parents d’élèves, Ahmed Khaled, a été plus que troublante. En cause, le pavé dans la mare lancé par l’invité du ministre qui a déclaré, à l’issue de la rencontre, que «tous les scénarios restent probables concernant le BEM».
«La tutelle a écouté toutes les préoccupations formulées par notre association. Elle s’est montrée compréhensive de la situation des élèves et de leurs parents», a ajouté M. Khaled Ahmed, qui dit avoir «soumis au ministère l’idée de la suppression de l’examen du BEM».
En plus du pavé lancé par Khaled Ahmed, une autre voix parmi les syndicalistes est venue, elle aussi, semer la confusion autour du calendrier des examens de fin d’année scolaire 2019/2020. Il s’agit de Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapest, qui sera reçu aujourd’hui au ministère de l’Education, mais qui a fait part hier à un site d’information d’une «probable nouvelle annonce» au sujet de la programmation des épreuves du BEM.
Le syndicaliste en veut, comme argument, les voix multiples qui réclament la suppression du BEM. Pourtant, le ministre avait tenu à dire lundi dernier devant les députés que «toutes les décisions prises dans le secteur de l’Education nationale, y compris l’organisation des épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM), étaient basées à 99,99% sur des propositions du partenaire social». Le ministre a insisté sur le fait que le BEM était un diplôme et non une formation, c’est pourquoi l’élève, qui a franchi les deux cycles primaire et moyen, ouvre droit à ce diplôme. Tout en rappelant que les élèves non scolarisés poursuivant leurs études à distance «en ont besoin» afin d’accéder au monde de la formation professionnelle, d’où la nécessité de leur donner cette chance.
A rappeler que l’examen du BEM est prévu du 7 au 9 septembre 2020, tandis que celui du bac se déroulera sur cinq jours du 13 au 17 septembre. n