Comme annoncé précédemment, le ministère de l’Education nationale lancera, dans les tout prochains jours,  le débat à travers des tables rondes et des conférences en associant tous les acteurs concernés sur le projet de réorganisation de l’examen du baccalauréat. Objectif, informer et susciter des propositions et des suggestions avant d’aboutir à la nouvelle configuration de cet examen de fin du cycle secondaire qui entrera en vigueur  à partir de la rentrée scolaire 2019/2020.

L’évaluation continue, incluant les pré-requis à partir de la 2e année secondaire comme paramètre de calcul de la moyenne pour l’obtention du bac, la réduction du temps du déroulement du bac, constituent les temps forts de ce projet porté par le département de Mme Benghebrit.
Elle ne cache pas sa satisfaction d’« un consensus avec les partenaires sociaux (syndicats et associations de parents d’élèves) sur la réduction des jours d’examen de cinq à trois jours ». L’une des visées de cette réduction de la durée de cet examen est « le confort de l’élève», assure la ministre de l’Education. L’évaluation continue en 2e année et 3e année secondaire est un paramètre qui sera pris en considération dans le calcul de la moyenne nécessaire pour l’obtention du bac. L’intégration des matières d’éducation islamique et d’histoire dans le nombre des épreuves écrites du baccalauréat et inclusion de certaines matières dans l’évaluation continue, à partir de la 2e année secondaire, avec la pondération nécessaire entre les matières, figurent parmi les changements notables qui seront introduits. De fait, résumera la ministre, «la moyenne du baccalauréat comprendra ainsi la note de cette évaluation continue (pour chaque matière) et celle des épreuves écrites de l’examen.
Les épreuves du baccalauréat se dérouleront en trois jours au lieu de cinq». Soulignant que les épreuves du Baccalauréat 2019 seront « les mêmes que celles des années précédentes ». A propos du système d’évaluation des cadres et parmi les principaux indicateurs définis, la ministre a cité l’évaluation administrative, pédagogique, relationnelle et de prospective, outre la disponibilité permanente requise pour les fonctionnaires exerçant des fonctions et postes supérieurs. Ces postes exigent « la neutralité du responsable qui constitue un élément-clé, en matière de pilotage des établissements, entre autres», a-t-elle affirmé. L’évaluation touchera, dans un premier temps, les hauts postes de responsabilité. « L’évaluation des responsables au niveau local ne se réfèrera pas uniquement aux résultats obtenus aux examens scolaires, mais sur également d’autres critères introduits dans le système national d’évaluation en cours d’élaboration, dont les efforts et le dynamisme du responsable visant à trouver des solutions aux situations difficiles, voire complexes auxquelles est confronté par exemple le directeur de l’établissement éducatif ».