La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, continue de privilégier le dialogue et la concertation dans ses rapports avec les partenaires sociaux.

Dimanche, elle a annoncé, à Alger, une autre série de rencontres, prévues pour cette semaine, avec les syndicats du secteur pour examiner leurs revendications, indiquant que le dialogue avec ces syndicats «n’a pas été vain». Ces rencontres font suite à celles organisées la semaine dernière avec les syndicats du secteur à l’exception du Cnapeste. Le 24 du mois dernier, elle avait reçu au siège de son département ministériel les partenaires sociaux en deux séances de travail.
La première séance a réuni les syndicats Unpef, Snapest, Satef, SNTE et CLA, tandis que la deuxième a réuni Snapap, FNTE, Snapep et SNCCOPEN.
Intervenant en marge d’une conférence consacrée à l’évaluation du partenariat entre les secteurs de l’éducation et de la culture, Mme Benghebrit a déclaré à la presse que «les portes du dialogue restent ouvertes», précisant que le ministère tiendra «au cours de cette semaine plusieurs rencontres avec les syndicats».
Des invitations personnelles ont été adressées aux premiers responsables de ces organisations syndicales, a-t-on appris de ces derniers. La ministre a affirmé, en outre, que le dialogue avec les syndicats n’avait pas «été vain», mettant en avant le fait que le ministère de l’Education «accomplit ses missions», appelant les syndicats concernés à «tenir compte des propositions soumises dans le cadre de l’échange d’avis» entre les deux parties. À ce propos, la première responsable du secteur a ajouté que le secteur de l’éducation «a réalisé un saut qualitatif notamment en termes de prise en charge des revendications socio-professionnelles du personnel de l’éducation».
D’autre part, la ministre a rassuré les élèves et leurs parents que «toutes les mesures ont été prises pour poursuivre les cours durant le troisième trimestre afin de passer les examens dans de bonnes conditions».
Dans ce cadre, elle a officialisé le report de l’examen du bac après la fête de l’Aïd El Fitr, comme le souhaite la majorité absolue des candidats et le personnel de l’Education nationale. Le report permet d’abord de finaliser le programme d’étude et d’éviter de passer l’examen en plein mois de Ramadhan. Il y a lieu de noter, sur la question des grèves dans le secteur de la Fonction publique, que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a annoncé, hier, que les syndicats qui n’ont pas remis les dossiers relatifs à leur représentativité avant le 31 mars dernier et ceux qui n’ont pas pu prouver un taux de représentativité dépassant les 20% de l’effectif ne peuvent plus appeler à une grève ou organiser une quelconque action de protestation.  
Une telle mesure pourrait provoquer à nouveau la colère des syndicats autonomes regroupés dans le cadre de l’Intersyndicale.