A quoi ressemblera le baccalauréat à l’avenir ? Difficile de répondre à cette question. La certitude, cependant, est que cet examen national sera revu dans sa forme. Mardi dernier, la ministre de l’Education nationale a même affirmé que le dossier de cette révision est « fin prêt ».

Il sera soumis au gouvernement « en temps opportun », a-t-elle déclaré en marge d’une conférence à l’école nationale d’administration (ENA).
Nouria Benghebrit a indiqué que les propositions contenues dans ce projet ont été préparées avec les différentes instances institutionnelles et partenaires sociaux (syndicats, associations de parents d’élèves). Selon elle, l’examen et le débat ont porté sur différents aspects comme les matières des différentes filières, les matières dites complémentaires, les types d’épreuves, la durée et le nombre d’épreuves par jour, la méthode de correction et de notation. Elle a fait savoir que la conception et la réalisation des sujets d’examens, la place de l’évaluation continue et sa valorisation, le système de coefficients, ont été également discutés et pourraient connaître des changements.
Tout cela, a indiqué la ministre, s’inscrit dans la « mise en œuvre graduelle de la réforme ». En ce qui concerne la livraison du projet de réforme au gouvernement pour qu’il statue dessus, la ministre de l’Education a parlé de « temps opportun ». Le terme, large de sens, pourrait signifier surtout que cette révision ne sera pas à l’ordre du jour cette année ni l’année prochaine peut-être. Elle a parlé d’implication des syndicats d’enseignants, mais certains, interrogés hier, affirment ne pas savoir de quoi il s’agit. Le Conseil des Lycées d’Algérie (CLA), un syndicat qui tient son congrès samedi prochain à Boumerdes, Idir Achour, affirme « ne pas avoir été consulté ». Son président, Idir Achour, ajoute que le CLA «refuse la révision du baccalauréat avant la réforme des programmes du secondaire ». Concernant le premier trimestre qui s’achève aujourd’hui, la ministre a indiqué qu’une évaluation est en cours, rappelant que les établissements restent ouverts durant la première semaine des vacances pour que les élèves puissent réviser et recevoir des cours de soutien ou de rattrapage pour les établissements qui ont connu des perturbations. Une note a été adressée, le 17 décembre dernier, aux directeurs d’établissements pour définir les modalités de révisions durant la première semaine des vacances destinée classes d’examens. La présence des élèves est cependant facultative.