Le dispositif sanitaire destiné à sécuriser les centres d’examens du bac et du BEM a fait l’objet, avant-hier, d’une évaluation d’étape par le ministre de l’Education nationale. L’objectif pour les organisateurs des épreuves est d’appliquer strictement le protocole préventif rendu public le 22 juillet dernier, afin d’éviter tout risque de contamination des candidats et des encadreurs.

Les examens de fin de cycle comme le BEM et le Baccalauréat s’annoncent comme une épreuve, également, pour le ministre de l’Education nationale et l’Office national des examens et concours (Onec). Déjà retardés en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, ils auront lieu quand même dans des conditions où les mesures de précaution doivent être maximales face aux risques de contamination qu’encourent les milliers d’élèves concernés en septembre prochain.
Dans un geste d’anticipation, le ministère de l’Education nationale a rendu public, le 22 juillet, un «protocole spécial» destiné à sécuriser les centres d’examens par un dispositif sanitaire approuvé par le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.
Ce protocole prévoit la désignation d’un chef de centre adjoint pour s’occuper uniquement des mesures de sécurité sanitaire durant la période des examens du BEM et du bac. Il prévoit également la stérilisation et la désinfection de toutes les structures relevant du centre d’examen, avant son ouverture et la fermeture des locaux et structures non exploités, tout en s’assurant de la disponibilité des fournitures médicales nécessaires et de la désinfection des bâches à eau.
A l’intérieur des classes d’examen qui doivent être désinfectées quotidiennement durant la période des épreuves, la disposition des tables et chaises est prévue de manière à respecter la distanciation physique entre les candidats. On mentionne également dans le protocole la nécessité pour les candidats de vérifier leur température et de porter des bavettes ainsi que d’avoir à leur disposition du gel hydro-alcoolique en quantité suffisante à l’entrée du centre et en salle d’examen. Dans les sanitaires, on insiste dans le document sur l’eau et le savon liquide, une précaution rappelée car de nombreux établissements manquent d’eau courante, comme l’ont signalé plusieurs syndicats.

Point d’étape
Autres mesures prévues, la mise en place d’une signalétique à même d’assurer le respect de la distanciation physique entre les candidats, ainsi que l’affichage et le placardage des affiches et guides-pratiques contenant consignes de sécurité, mesures préventives et sanitaires ainsi que mesures et gestes devant être observés. L’obligation, également, pour les chefs de centre d’examen d’aseptiser les enveloppes contenant les sujets et de placer des lingettes antiseptiques pour les chaussures à l’entrée principale du centre, d’assurer l’hygiène et la désinfection permanente des sanitaires et d’ouvrir les fenêtres des salles pour assurer une aération naturelle. La précision aussi qu’en cas où un candidat présenterait des symptômes susceptibles d’inquiéter, il est fait obligation au responsable chargé de l’aspect préventif et sanitaire de «rassurer le candidat, de ne pas empêcher le bon déroulement de l’accueil, d’effectuer un examen immédiat et diagnostiquer les cas éventuels en isolant le candidat dans une salle prévue à cet effet afin de lui permettre de passer l’examen».
On le constate, ce protocole sanitaire est non seulement inédit mais lourd de dispositions qu’il ne faut surtout pas louper aux risques de conséquences graves. D’où la décision du ministre de l’Education nationale de convoquer samedi dernier ses cadres à une téléconférence pour faire le point de la situation et s’assurer de son application stricte. Mohamed Oudjaout a insisté sur l’impératif de mettre en œuvre toutes les instructions prévues dans le protocole préventif sanitaire et d’exiger leur application de tous les encadreurs chacun selon sa fonction et ses prérogatives.
M. Ouadjaout a instruit les directeurs de l’Education «d’organiser des réunions avec les chefs de centre et les encadreurs, toutes catégories confondues, pour insister sur la prise de toutes les mesures préventives et sanitaires (…) afin de préserver la santé et la sécurité de tous». Il a déclaré compter également sur les walis et les commissions de wilaya de coordination et de suivi de la préparation matérielle des examens et «la mise en place de tous les moyens requis pour leur réussite, notamment les volets réglementaire, sécuritaire, préventif et sanitaire». n