Un cours sur la guerre d’indépendance sera dispensé dimanche aux élèves des trois cycles à l’occasion de la célébration du 68e anniversaire de la Révolution du 1er Novembre afin de permettre aux élèves de s’imprégner de l’esprit du message du 1er Novembre et inculquer l’esprit du patriotisme.

PAR MILINA KOUACI
Les élèves retournent à l’école dimanche après un repos pédagogique de dix jours. A la reprise, ils auront droit à un cours mémoriel sur le déclenchement de la glorieuse guerre de libération nationale, le 1er Novembre 1954.
Dans une note adressée à toutes les directions de l’éducation, le ministère a précisé que ce cours sera dispensé dans tous les établissements d’enseignement et que les activités culturelles se poursuivront jusqu’au jeudi 10 novembre.
L’objectif derrière la commémoration du 68e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne est de consolider les valeurs de liberté et de justice inscrites dans la Proclamation du 1er Novembre, inculquer l’esprit du patriotisme et l’affirmation d’appartenance aux composantes de l’identité nationale, indique le ministère. Les établissements d’enseignement contribueront dans ce sens à la célébration de cette date, chère au peuple algérien, ajoute la même source.
Le ministère a appelé ainsi, les directeurs de l’éducation à préparer un programme pour la célébration de cet événement qui concerne les trois cycles de l’éducation (primaire, moyen et secondaire). Des cartes pédagogiques sont préparées pour les trois cycles. Les enseignants prépareront un cours et des activités éducatives, culturelles à travers toutes les écoles avec observation d’une minute de silence à la mémoire des martyrs, le salut du drapeau, la décoration des écoles avec le drapeau ainsi que la lecture de la Proclamation du 1er Novembre.
Le ministère a demandé aux directeurs de l’éducation d’élaborer un riche programme d’activités pour cette occasion. Il s’agit entre autres, de conférences qui seront données aux élèves avec la participation des enseignants et chercheurs en histoire et qui seront suivies pas des débats, des invitations de moudjahidine pour des témoignages sur la guerre d’indépendance dans le cadre de la préservation de la mémoire nationale et sa continuité auprès des futures générations. Il s’agit également de diffusion de films historiques et de documentaires, suivie par un débat entre élèves avec l’encadrement des enseignants et l’organisation d’une compétition entre classes ainsi que d’autres activités culturelles et artistiques pour célébrer le 1er Novembre.
Au cours de cette semaine, les élèves prendront connaissance de l’importance de cette date historique et de la sacralité de la Proclamation du 1er Novembre 1954 et s’imprégneront de l’esprit de son message qui constitue un acquis de tout le peuple algérien.

Satut particulier : les syndicats toujours dans l’expectative
Sur un autre volet, la révision de l’Ordonnance 06/03 du statut général de la Fonction publique est à un stade avancé. Elle serait en cours d’examen au gouvernement avant sa présentation au Parlement dans les prochains jours, apprend-on de sources informées. Alors que les syndicats de l’Education attendent du ministère de tutelle de les convier pour une réunion en vue de présenter l’avant-projet du statut particulier des travailleurs du secteur.
Le statut général de la Fonction publique est une loi référentielle à tous les secteurs. C’est pour ces raisons que des syndicats de l’Education ont préconisé à leur tutelle de reporter les discussions jusqu’à ce que le nouveau statut général de la Fonction publique soit appliqué ou du moins présenté. Mais, selon des syndicats du secteur, la commission mixte travaille conjointement avec la Fonction publique. Par conséquent, le nouveau statut particulier ne peut être « incompatible » avec le statut général de la Fonction publique.
Le ministère de l’Education prévoit pour sa part de tenir une réunion avec l’ensemble des syndicats pour présenter la mouture finale du nouveau texte de loi avant de le soumettre à la commission ad hoc du gouvernement. Les syndicats n’ont pas caché leur mécontentement de la mouture élaborée par la commission technique chargée du dossier, après avoir constaté que celle préparée par la commission technique ne « favorise pas » l’amélioration de la situation socioprofessionnelle de l’enseignant telle qu’édictée par le président de la République.
Récemment, c’est la Coordination nationale des fonctionnaires des services économiques qui a exprimé son mécontentement des conclusions de la commission mixte chargée du dossier et à laquelle elle reproche de ne pas prendre en considération ses propositions. En signe de mécontentement, le syndicat a annoncé un sit-in de protestation national le 8 novembre prochain. D’ailleurs, certains syndicats à l’image du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire (Snapep) menacent de recourir à la protestation en cas de non-prise en charge de leurs revendications. Cette position est partagée par plusieurs organisations qui comptent convoquer des réunions pour décortiquer et évaluer le nouveau texte de loi.
Il y a lieu de rappeler que le ministre de l’Education Abdelhakim Belabed a fait savoir que 33 syndicats ont participé à l’élaboration du nouveau statut particulier. La révision du statut particulier a été lancée en octobre 2021 sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a ordonné, lors du Conseil des ministres, présidé en mai de la même année, d’ouvrir le dialogue avec les différents partenaires sociaux en vue d’améliorer la situation socioprofessionnelle des affiliés au secteur. <