Le Haut-conseil islamique a organisé, hier, un colloque de dimension internationale sur l‘enseignement de l’éducation islamique dans les établissements scolaires publics, avec la participation d’experts et de spécialistes du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte et de la Turquie, entre autres.

Il s’agissait de se pencher sur différentes approches et expériences dans le domaine de l’enseignement de l’éducation islamique afin de tenter d’apporter des réponses quant à l’amélioration de son enseignement dans les écoles de façon à ce qu’il ne soit ni en déphasage ni en contradiction avec les valeurs portées par d’autres matières enseignées. Dans sa prise de parole, le président du HCI, Bouabdallah Ghlamallah, a affirmé que l’éducation islamique doit tendre à enrayer les références du terrorisme et ses sources suspectes, « qui sèment le mal à travers les mauvaises compréhension et interprétation des versets coraniques et de la Sunna ». « Aujourd’hui, nous aspirons à assurer à nos enfants une éducation basée sur l’amour du bien et l’attachement à l’islam et ses principes nobles, en bannissant les facteurs de discorde et les rancunes sectaires qui déchirent l’unité de la Nation », a encore dit le président du HCI. M. Ghlamallah a prôné « une éducation fondée sur l’amour du travail et l’édification d’une école authentique qui forme de bons citoyens pour une société fière de son appartenance à la nation islamique ». Mettant en avant l’impératif pour la Oumma de s’occuper de la génération montante en tant que véritable force, M. Ghlamallah l’a appelé à « assumer sa responsabilité dans le renforcement de son front et la préservation de sa dignité en permettant aux enseignants de maîtriser les mécanismes pédagogiques, les connaissances et les valeurs ». Il a mis en exergue, dans ce sens, « le lien étroit entre l’école et la religion en ce sens que c’est l’école qui corrige et cristallise les informations religieuses ».
Par ailleurs, il a estimé que « l’enseignement est un message et non une profession gérée par les syndicats », appelant les enseignants à « s’engager ensemble sur la voie de l’édification et de la construction en évitant les risques de dérapages et les extrêmes ». Il y a lieu de souligner que trente pays et instances islamiques prennent part à cette conférence internationale de deux jours qui sera sanctionnée par la Déclaration d’Alger qui prônera l’entente et l’unité et reflètera la véritable image de l’Islam.