Par Bouzid Chalabi
«Le digital au service de l’éducation et de la formation» est le thème du Premier Salon de l’éducation et des technologies de la connaissance que va abriter le Palais des expositions des Pins-Maritimes (Safex/Alger) du 25 au 29 octobre prochain. A cet effet, les organisateurs de cet événement dénommé «Educteck» ont animé, hier à Alger, un point de presse de présentation et apporté quelques précisions sur le déroulement de ce salon, premier du genre en Algérie.
Selon Hafid Boudjemil, cheville ouvrière du Salon et qui était accompagné de Omar Ali Yahia, General Manager de la société «Beeform», spécialisée dans la formation en ligne, «l’idée de créer un tel salon couve depuis quatre ans, n’était la pandémie de la Covid-19, nous en serions à la troisième édition. Notre objectif à travers «Educteck» est de créer un écosystème pour une meilleure formation dès lors où l’usage du digital est devenu impératif».
A propos de la participation, on apprendra qu’ils seront plus de 60 exposants à occuper près de 4 000 mètre carrés au niveau du pavillon Ahaggar avec pour objectif de faire découvrir les solutions qui permettent de faire le lien entre la technologie et l’éducation. Autrement dit, de donner la possibilité autant aux enseignants qu’aux élèves de tous les paliers scolaires, aux étudiants et aux jeunes en formation professionnelle de s’initier au e-Learning. En somme, pour Boudjemil «Educteck rassemblera des éducateurs et des fournisseurs de solutions pour échanger et explorer des idées, des techniques et des technologies, dans le but d’améliorer l’enseignement, la formation et l’apprentissage et surtout d’élever les normes d’éducation en Algérie par la vulgarisation de la technologie dans l’éducation et autres cycles de formation». Sur ce dernier point, le conférencier estime que «les pouvoirs publics doivent donner une plus grande importance à l’entière digitalisation de notre système éducatif et celui de l’enseignement supérieur».
De son côté, le patron de Beeform, qui assiste techniquement au bon déroulement de Educteck, a indiqué aux médias que «le Salon est pour le moins très attendu car il va permettre aux visiteurs de prendre connaissance de l’avancée en matière de lien entre l’éducation et la technologie. Pas seulement, puisqu’ils pourront assister à des séances de démonstration auxquelles ils seront invités à prendre part». Omar Ali Yahia s’est dit très optimiste quant à la réussite de ce Salon comme il reste confiant qu’il enregistrera une affluence record, d’autant qu’un millier d’enseignants, dernière estimation, ont déjà confirmé leur participation au concours que «nous avons organisé pour désigner le meilleur enseignant en ligne et dont les résultats seront connus à la clôture dudit Salon».
Notons enfin qu’à la question de Reporters de savoir pourquoi le ministère de l’Education nationale ne parraine pas un tel évènement, alors qu’il est fort impliqué, Haffid Boudjemil a répondu : «Nous lui avons adressé une demande depuis le mois d’août dernier mais à ce jour le ministère ne s’est toujours pas manifesté, ce que nous déplorons». A une question d’un confrère sur l’absence également de l’opérateur historique Algérie Télécom, d’autant que sans haut débit de connexion internet, toutes les plateformes dédiées à l’éducation en ligne peuvent en pâtir, le premier responsable du Salon s’est contenté de dire avoir adressé une «demande de parrainage, mais sans retour».