En Algérie, novembre rime avec faits d’armes et révolution. En ce mois l’équipe nationale de football avait réussi à renouer avec le Mondial il y a de cela neuf ans. C’était à Omdurman au Soudan. Un exploit qui semblait à mille ans vu le climat qui entourait l’EN ces derniers temps.

À Lomé, les « Verts » se sont rendus avec les doutes dans les valises et ils en sont revenus avec les trois points qui leurs ont offert définitivement la tête du groupe «D» et la qualif’. Les « Fennecs » seront, bel et bien, présents lors de la prochaine CAN-2019. Avec le gotha continental. Avec un état psychologique remis à neuf ? On l’espère. Surtout après ce succès ramené de chez les « Eperviers » qui a tout d’anthologique. Contre les Togolais, on a senti cette volonté de se ressaisir. Prouver que s’affirmer de nouveau est un  ardent désir. Mahrez s’est fondu d’un doublé alors que Attal nous a gratifiés d’une superbe chevauchée. Tout cela, avant que Baghdad Bounedjah ne dégoupille pour donner plus d’allure au succès. On a vu les poulains de Belmadi s’amuser se montrant solides. Aussi, ils étaient solidaires quand ils sont parfois retombés dans certains travers. Beaucoup ont pensé que les coéquipiers de Benzia pourraient tomber plus bas que terre. Mais ils ont réussi à élever leur niveau et se relever. De la plus belle des manières.
En cartonnant les « Eperviers », El-Khadra a prouvé qu’elle n’était pas bleue ou une équipe en carton. Même s’il faudra encore patienter pour trouver le rythme constant. Le tempo qui permettrait d’avancer au rythme d’un potentiel roi d’Afrique et champion. Dimanche, nos Dz nous ont rappelé qu’ils étaient encore en vie. Qu’ils sont toujours volontaires. Surtout depuis la venue de Belmadi qui leur a redonné de l’envie. Le désir de se battre et de traverser les épreuves. L’envie de se tourner vers le futur pour, peut-être, décrocher la couronne… à l’usure.
Tout est permis.