Les éditions Média-Plus rééditent deux nouveaux textes de Malek Haddad : «Le Malheur en danger» (poèmes), et «Écoute et je t’appelle» (poèmes) précédé de «Les zéros tournent en rond» (essai). «Après ‘‘La dernière impression‘‘, Média-Plus exhume pour ses lecteurs ce trésor et redonne vie à ces mots oubliés, fleurons de la culture algérienne», signale l’éditeur dans son communiqué. Et d’ajouter : «Malek Haddad, connu comme romancier et poète, fut aussi un militant de l’indépendance. Ses vers font vibrer, pour leur beauté, leur musique, leur force évocatrice, et l’hommage rendu à la lutte nationale». L’Algérie profonde et la ville des Ponts, l’exil, l’espoir, le sang des fellahs répandu pour leur sol… sont autant de thèmes traités et réfléchis par Malek Haddad dans ces ouvrages qui revoient le jour. Des thèmes chers au cœur de chacun, «qui frémissent au fil de ces pages de poèmes mais aussi de pensée, portés par les grands symboles du pays – oiseau, vent, désert, mer, neige et montagnes – tout cela chanté avec finesse et profondeur». Les textes reflètent également une actualité et rendent hommage aux géants de «notre première génération littéraire, Ouary, Feraoun, Sénac, Mammeri et tant d’autres, et cette critique lucide de la colonisation et de ses méfaits». Par ailleurs, Constantinois contemporain de Kateb Yacine, Malek Haddad (1927-1978) est un des pionniers de la littérature algérienne francophone. Parallèlement à sa carrière de journaliste, il a publié quatre romans, un essai et deux recueils poétiques. Son œuvre est traduite en 14 langues. Pour rappel, les éditions algériennes Média-Plus basées à Constantine, ont participé récemment au 23e Maghreb des Livres (les 18 et 19 février à Paris) et sortis au début du mois quatre nouveaux titres : le récit «Les faiseurs d’oasis» de Samir Benmalek, les romans «L’Eloge de la perte» de Lynda-Nawel Tebbani, «Mon chemin de terre» d’Armand Vial, et «Un rêve arrêté» de Yacine Loutari.
R. C.