L’ENAG (Entreprise nationale des arts graphiques) a officiellement procédé, aujourd’hui, à son usine de Réghaia, au lancement d’une nouvelle chaîne d’impression axée autour d’une rotative offset produite par le fabricant américain « Goss ». Un équipement acquis, explique-t-on, dans la cadre du plan d’investissement et de modernisation des capacités de l’éditeur public dépendant du secteur de la culture.

Cette acquisition vise à moderniser les capacités de production de l’Enag, notamment dans la fabrication du livre scolaire.

La cérémonie de lancement de la chaîne de production a été marquée par la participation du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, qui a insisté, en marge de la visite du centre de production, sur les retombées de cette démarche de l’ENAG. Et plus particulièrement sur la production du livre scolaire en déclarant que «nous ne pouvons que féliciter l’ENAG pour cet important apport, d’autant que l’école algérienne pourra trouver un partenaire capable de couvrir ses demandes».

Le ministre de la Culture ajoute à propos des caractéristiques techniques de la rotative d’impression Goss M-600 qu’« il y a toujours une forte demande en ce qui concerne la fabrication du livre. Et plus spécialement pour le livre scolaire. Cette nouvelle capacité de l’ENAG, pouvant arriver à 45000 cahiers en une heure de production, soit 6 millions par mois, est un apport très important, un investissement intelligent dans une technologie très moderne. Cela pourra répondre aux demandes ».

Acquisition qui a par ailleurs été assurée sur fonds de l’éditeur «dans le cadre du plan d’investissement», nous est-il précisé. Le ministre ajoutera que l’imprimerie reste ouverte à l’ensemble des opérateurs tant privés que publics, en précisant que la priorité reste néanmoins la couverture des besoins du secteur de l’éducation. « L’ENAG est aussi une entreprise à caractère commercial (…) ces nouvelles capacités sont aujourd’hui proposées à l’ensemble des opérateurs publics ou privés. Mais l’aspect qui reste le plus important reste de répondre aux attentes du secteur de l’éducation», a-t-il tenu encore à préciser.

Pour sa part, le directeur de l’ENAG, Hamidou Messaoudi, a indiqué que les capacités de l’usine était aujourd’hui multipliées par deux : «Nos capacités d’impression était de l’ordre de 180 à 200 millions de cahiers pas an, mais avec cette nouvelle machine pouvant arriver à 45000 cahiers (de 16 ou 32 pages) de l’heure, nous pourrons arriver au doublement de notre production».

Cet éditeur national conserve ainsi pour principal client le secteur de l’éducation. Le directeur  de l’ENAG nous expliquera en ce sens que «le secteur de l’éducation est notre principal client. Nous sommes en collaboration avec l’ONPS. Durant les précédentes années, nous arrivions à produire entre 10 et 12 millions de manuels scolaires, mais l’objectif pour l’année prochaine sera d’en produire 18 millions».

Hamidou Messaoudi a par ailleurs annoncé, en marge de la cérémonie, qu’il était en négociations avec les responsables du secteur de l’éducation du voisin mauritanien : «Nous sommes également en négociation avec des pays voisins, notamment afin d’investir dans le marché du livre scolaire mauritanien. Les discussions sont déjà avancées, nous espérons les concrétiser en 2019. Une rencontre est prévue pour le mois de janvier», a-t-il fait savoir.