A défaut d’une refondation, l’écosystème des start-ups en Algérie se retrouve à rechercher une véritable existence. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ainsi, l’écho est parvenu hier du Centre international des conférences (CIC), à Alger. La première édition de la conférence nationale des start-ups, «Algerian Start-up Fund», a été une occasion de concrétiser tous les espoirs suscités par les annonces du gouvernement depuis le début de l’année. La loi de finances 2020 avait annoncé la couleur en prévoyant de nouvelles mesures sous forme d’incitations fiscales, depuis hier il est question de décisions tangibles. Avec le lancement officiel du Fonds d’investissement des start-ups, ainsi que le nouveau cadre réglementaire dédié à ces entreprises, le ciel s’éclaircit pour le monde des start-up dz. Une opportunité à saisir pour tous ceux qui tournent autour du monde de l’entreprenariat, surtout dans le domaine des nouvelles technologies. C’est que l’urgence est de dépasser le stade des lamentations et des querelles infantiles. Le train des innovations n’attendra pas.
En mettant l’accent sur les mécanismes de financement et sur les structures d’accompagnement dédiées aux start-ups (surtout les incubateurs et les accélérateurs), le gouvernement ouvre la porte aux détenteurs d’idées et à ceux qui sont prêts à faire le «grand saut», celui de mettre en application leur savoir-faire. Depuis des lustres tout le monde ne cesse de répéter que le potentiel existe, l’heure est à la réalité du terrain. Thomas Edison (inventeur mais aussi entrepreneur) l’avait bien dit : «Le génie est fait de 1% d’inspiration et de 99% de transpiration». Comment donc ne pas saisir cette, ou plutôt ces opportunités ! A défaut d’éradiquer le triste phénomène de la harga, la réalisation d’un véritable écosystème de la start-up fait entrevoir de l’espoir pour tellement de personnes avides de «vivre» avec leurs compétences au lieu d’accepter de survivre avec les incompétents. Evidemment, tout ce qui vaut la peine ne peut pas être acquis sans effort. Avis aux concernés.