Un accord a été signé, hier à Alger, pour «la mise en œuvre d’un projet portant sur l’Economie sociale et solidaire (ESS)», un concept qui désigne un «secteur tiers» complémentaire à l’économie conventionnelle. Cet accord, signé par le Programme des Nations unies pour le Développement (Pnud) en Algérie et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, vise «à la promotion de l’emploi et de l’inclusion économique des jeunes, des femmes et des personnes aux besoins spécifiques».

Le document a été paraphé en présence du représentant du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de Mme Blerta Aliko, Représentante résidente du Pnud en Algérie, du représentant du ministère des Affaires étrangères et de Son Excellence Monsieur Ogawa Kazuya, Ambassadeur du Japon en Algérie, selon un communiqué du Pnud. Selon la même source, le gouvernement du Japon soutient ce projet avec un financement de l’ordre de 454 000 dollars. Il porte sur une initiative intitulée «L’Economie sociale au service de l’inclusion économique des jeunes et de l’innovation sociale». Sa mise en œuvre s’étalera jusqu’en mars 2021 dans trois wilayas pilotes, Khenchela, Béchar et Oran, est-il indiqué dans le communiqué.
A ce propos, la représentante du Pnud estime que «la thématique de l’autonomisation et de l’emploi des jeunes est un enjeu capital. Il constitue l’une des priorités de l’agenda de développement durable 2030 et occupe une place prépondérante dans le plan d’action du Gouvernement algérien». De son côté, l’Ambassadeur du Japon en Algérie, M. Ogawa, considère que ce projet correspond à «la nouvelle approche japonaise pour la paix et la stabilité en Afrique que le Premier Ministre du Japon a annoncé, en août 2019, lors de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique». Le diplomate a exprimé son espoir de continuer à renforcer la coopération triangulaire entre le Pnud, l’Algérie et le Japon.
L’accord signé s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre le Pnud et le Gouvernement algérien pour la promotion de l’emploi et l’autonomisation des jeunes, des femmes et la réalisation des Objectifs de développement durable, notamment les ODD 8 et 9.
Sa mise en œuvre vise un double objectif, « améliorer l’insertion sociale et économique des jeunes et leur employabilité, notamment par l’accompagnement d’un groupe de 30 jeunes, dont 40% de femmes, à la création de micro-entreprises adaptées aux spécificités des wilayas pilotes et en mesure de répondre durablement aux besoins des citoyens, «renforcer les capacités des acteurs institutionnels et de la société civile dans leur travail conjoint pour la promotion et le développement de l’économie sociale et solidaire». «Une attention particulière sera portée aux personnes aux besoins spécifiques, via les agences de soutien à l’emploi des jeunes, les associations, les incubateurs d’entreprises sociales et toute structure recevant des jeunes».
Pour rappel, l’économie sociale et solidaire repose sur «des fondements essentiels comme l’utilité sociale et environnementale, la gestion démocratique et participative, la libre adhésion, la lucrativité limitée, la viabilité économique et la mixité des financements entre ressources privées et publiques».