La performance observée par l’Office national des statistiques (ONS) découle des bons résultats obtenus par le secteur de l’énergie et des hydrocarbures en particulier, suivis par d’autres secteurs, dont l’activité semble libérée des effets
de la crise sanitaire.

Synthèse Kahina Sidhoum
Le premier semestre 2021 est synonyme de reprise selon l’Office national des statistiques (ONS) dont les données publiées hier par l’APS affichent une croissance de 4, 2% par rapport au premier semestre 2020. Cette performance, explique l’Office, est un avis de sortie de l’économie nationale de la période de confinement à laquelle elle a été assujettie au plus fort de la crise sanitaire et ses conséquences sur l’activité des entreprises industrielles notamment, à l’exception de certains secteurs comme celui de l’agroalimentaire.
Cette explication est corroborée par l’observation que la croissance qui a été de 2% au premier trimestre 2021pour atteindre 4,2% à la fin du second trimestre et du semestre de l’année qui s’achève. Selon l’ONS, cité par l’APS, cette performance de croissance qui ne concerne toutefois pas le domaine de l’agriculture qui a enregistré un léger recul de 0,3 % au second trimestre 2021 après une hausse légère elle aussi de 0, 6% au deuxième trimestre 2021,a été tiréepar les secteurs des hydrocarbures avec 11 %, de l’Industrie (9,3%), du Bâtiment-Travaux Publics et Hydrauliques (BTPH), services et travaux publics pétroliers (STPP)
compris avec 13,7%, les Services marchands (10, 2%)ainsi que par les services non marchands. La valeur ajoutée des hydrocarbures a apporté « une forte contribution » à la croissance économique, indique l’Office en précisant que cette amélioration est le produit de la branche d’activité du pétrole brut et gaz naturel avec une hausse de 41,2%. Une performance obtenue dans « un contexte des hausses des prix internationaux » et dans celui où le « déflateur (qui reflète la variation des prix sur une période de temps donnée, ndlr) a connu de nouveau une forte augmentation de 104% ». Pour ce qui est des services marchands, ils ont eux aussi contribué durant le premier semestre 2021à cette croissance et à l’amélioration du PIB, avec une progressionde +10,2% contre +0,4% au premier trimestre. La souplesse des restrictions du confinement, indique-t-on,a permis aux différentes branches du secteur d’enregistrer de « bons résultats » après une période de quasi-stagnation: hôtels, cafés restaurants (+124%), les transports et communications (+10,4%), le commerce et les services fournis aux ménages (+10,3%) pour chaque banche et enfin les services fournis aux entreprises avec (+3,5%).
La hausse de la croissance de l’Industrie, quant à elle, a été tirée essentiellement par la valeur ajoutée de l’énergie (+10,5%), des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques et électriques (ISMME +38,9%), les matériaux de construction (+8,9%), textiles (+9,5%) et l’industries agroalimentaires (+3%). Les services marchands, avec une amélioration de +1,3%, ont également, participé à cette croissance, grâce à leurs branches d’activités, notamment, celles des administrations publiques (+1,3%), les services financiers (1,6%) et les affaires immobilières (+2,2%).

Investissement: hausse de 25,8%
Pour les importations de biens et services, ellesont enregistré une croissance en volume de 3,7% contre une baisse de -22,3% au cours de la même période de 2020. Cette augmentation s’explique, selon l’ONS, par la hausse des importations de marchandises de 3,8% et les importations de services (+3,6%). Cette tendance haussière a concerné aussi la dépense intérieure brute qui a connu une hausse de 5,6% en volume durant la période de référence, contre une baisse de 14,8% au cours du deuxième trimestre 2020. De mai à juin 2021, la dépense de consommation finale totale a augmenté de 5,3%. Ainsi, la consommation finale des ménages a affiché une croissance de 7,1% et celle des administrations publiques de +1,3%. Au deuxième trimestre 2021, l’investissement (formation brute du capital fixe) a affiché une « forte hausse » de 25,8% contre une diminution de 15,9% au cours de la même période de 2020. Cette amélioration des indicateurs a également caractérisé les exportations de biens et services qui ont enregistré une hausse en volume de 10,2% au deuxième trimestre 2021. Une augmentation tirée par la hausse du volume des exportations des hydrocarbures (+10,3%) et les exportations des autres biens (+44,8%), alors que les exportations des services ont reculé de 7,1%. n