La conférence sur la contribution de l’économie numérique à la croissance économique a mis en exergue la nécessité de créer un environnement favorable à la création et à la réussite des start-up.

La mise en place d’un cadre juridique favorable à la création et au développement des start-up est une condition sine qua non devant permettre de donner une visibilité et une stabilité au climat des affaires.
Les intervenants, notamment les fondateurs d’entreprises activant dans le domaine des TIC, sont unanimes à dire que le succès de cette catégorie d’entreprises dépendait, en grande partie, de l’environnement dans lequel elles évoluent et aux aspects liés aux procédures administratives, aux lois et aux questions juridiques qui peuvent constituer soit un frein soit un facteur facilitateur à son devenir.
La création d’une start-up ne devrait pas être limitée au cadre local, mais devrait impérativement répondre aux normes universelles, si elle veut réussir. C’est pourquoi, il est indispensable d’élaborer une stratégie de développement s’étalant sur vingt ou trente ans, afin de lui donner une visibilité dont les investisseurs ont besoin. Mais le nœud gordien de toute entreprise dans le domaine a trait au financement des projets. Et là, les intervenants n’ont pas manqué d’insister sur la nécessité de faciliter l’accès aux financements pour les porteurs de projets dans le domaine des TIC. L’idée de création de start-up ne devrait pas faire peur aux pouvoirs publics, selon les intervenants, qui estiment qu’il faudrait des millions des projets de ce genre afin de créer un tissu entrepreneurial qui comprend les entités les plus concurrentielles. En fait, la révolution numérique en cours offre des opportunités immenses en faveur des jeunes de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Mena). Les experts présents à Alger ont estimé que les plateformes numériques pour l’emploi permettent de mieux étudier le marché de l’emploi, la formation du capital humain ainsi que l’investissement dans l’innovation. C’est pourquoi, il est conseillé aux pays de la région d’investir dans l’innovation numérique et la création d’incubateurs qui permettent de dynamiser la création d’emplois par leur contribution à la compression des cycles de recrutement, l’allégement des procédures ainsi que la formation des jeunes d’une manière plus efficace et moins coûteuse.
Des exemples de réussite d’une telle démarche dans la région ont été cités. Le tout pour insister sur la nécessité de création de plateformes numériques dédiées au financement des microentreprises, susceptibles de rapprocher les jeunes porteurs de projets des investisseurs ou de bailleurs de fonds prêts à les accompagner. Placée sous le thème «les jeunes, la technologie et la finance», cette conférence régionale est organisée dans le but de mettre en évidence les éléments fondamentaux d’une nouvelle économie, ainsi que le rôle des systèmes éducatifs dans le changement de l’état d’esprit des jeunes générations vis-à-vis de l’innovation dans la région Mena.