Les opérateurs du secteur économique privés ont été désignés par le chef de l’Etat comme les grands acteurs de la diversification à venir de l’économie algérienne et comme les vecteurs de sa transformation dans les prochaines années.

C’est ce qu’il y à retenir de l’entretien que M. Bouteflika a livré au cabinet de conseil économique Oxford Business Group (OGB).
Selon le président Bouteflika, la diversification qui a besoin de temps et de constance nécessite aussi « la mobilisation de toutes les énergies et de tous les acteurs du développement, qu’il s’agisse des pouvoirs publics, des collectivités locales, des entreprises nationales, privées et publiques, mais également des firmes étrangères qui peuvent beaucoup apporter à notre économie ».
Le rôle du secteur privé dans le processus est « indispensable à sa réussite ». La diversification ne peut se faire sans une présence forte et active de l’entreprise privée dans tous les secteurs d’activité économique », a insisté le chef de l’Etat qui a estimé par ailleurs que l’horizon de croissance des entreprises algérienne est en Afrique. L’investissement dans le développement de l’Afrique représente selon le président de la République « une réelle opportunité qu’il faut savoir saisir », dans un monde qui peine à faire de la croissance économique. « Nous sommes persuadés que les actions et le potentiel qui reste à exploiter sont propices à la conclusion de nouveaux partenariats entre entreprises algériennes et africaines », a-t-il fait valoir en réaffirmant la participation « active » de l’Algérie aux négociations sur la mise en place d’une zone de libre-échange continentale africaine, pour libérer les potentialités, favoriser les échanges et contribuer ainsi à la transformation structurelle des pays du continent.
A une question relative au modèle économique choisi par l’Algérie pour orienter son développement à l’horizon 2030, le Président Bouteflika a expliqué que la nouvelle démarche adoptée visait à faire face aux contraintes de l’économie mondiale, à réduire ses vulnérabilités et à asseoir sa croissance sur une base « saine et durable ». « Cette démarche, fondée sur un nouveau modèle de croissance adopté en 2016, est devenue d’autant plus urgente que les évolutions erratiques des marchés pétroliers affectent défavorablement nos équilibres financiers, internes et externes », a-t-il noté.
Pour le président Bouteflika, cette démarche consiste en particulier à contenir les investissements infrastructurels n’ayant pas un effet d’entraînement sur les capacités productives, à éliminer progressivement les déficits du budget et de la balance des paiements, à rendre plus visibles nos politiques et stratégies sectorielles, à poursuivre l’assainissement du climat des affaires et à promouvoir les exportations, en particulier hors hydrocarbures, par des actions mieux organisées et plus ciblées.n