Le collectif des parents d’élèves scolarisés dans les écoles privées poursuit ses efforts pour trouver une issue au litige qui l’oppose aux directeurs d’établissements scolaires privés depuis la suspension des cours à cause de la crise sanitaire. L’épilogue ne semble pas se dessiner en dépit de la succession des réunions avec les représentants de la tutelle.
Pas uniquement avec celle du secteur de l’éducation car, après avoir été reçu, le 10 juin dernier, par le ministère de l’Education nationale, le Collectif a eu une réunion jeudi dernier avec des cadres du ministère du Commerce en présence de représentants du ministère de l’Education.
Le collectif, qui s’est focalisé avec les cadres du département de Mohamed Ouadjaout sur le volet pédagogique, a soulevé avec celui de Kamel Rezig des problèmes liés au paiement des frais de scolarité du troisième trimestre, au tarif élevé de réinscription atteignant dans certains établissements les 30 000 DA, le refus de réinscription et les dysfonctionnements constatés dans les établissements privés, indique-t-on.
Mais, il semble que les parents d’élèves doivent attendre pour que les deux tutelles tranchent. Alors que le collectif insistait sur le fait que la tutelle devrait communiquer «officiellement et en urgence» sur la situation, il leur a été indiqué que les deux tutelles étudient toujours le dossier.
«Les services des deux ministères continuent, en effet, à statuer sur le dossier, avant de s’exprimer et de prendre des décisions finales», nous ont signifié les représentants du ministère de l’Education. Face à cette situation, le Collectif des parents d’élèves a adressé une seconde lettre au ministre du Commerce l’invitant à «statuer en urgence et dans l’immédiat» sur la situation des élèves scolarisés dans les écoles privées.
Leur inquiétude s’est accrue davantage, avec le début de campagne de réinscription pour l’année scolaire 2020/2021, car certains établissements de l’Algérois ont augmenté de façon «impromptue» et en «imposant de nouvelles conditions aux parents d’élèves.
«La campagne de réinscription démarre en obligeant les parents d’élèves à payer avant la fin juin la première tranche, qui couvre le mois de septembre, octobre, novembre 2020, alors qu’il n’y aura pas classe en septembre», témoignent des parents d’élèves.
Certaines écoles obligent les parents à payer la totalité de l’année scolaire, même quand une école est sommée de fermer, comme cela s’est produit avec le coronavirus. «Ils demandent aux parents d’élèves de payer la troisième tranche et pire encore, une avance sur l’année prochaine et de signer un contrat obligeant les parents à payer la totalité de l’année», témoigne un autre.
Ces derniers revendiquent, pour rappel, le «non-paiement des frais du troisième trimestre de l’année 2020 tel qu’exigé par les écoles privées», et dénonce «le paiement récurrent chaque année des mensualités pour les mois de juillet et d’août, alors même que les écoles sont fermées et le personnel en vacances».
Le collectif demande, par ailleurs, la révision des frais d’inscriptions à un seuil ne dépassant pas une mensualité ainsi que la suppression des frais de réinscription exigés chaque année pour le même enfant à la même école. Les parents d’élèves réclament l’élaboration d’un contrat dans le respect de la loi en la matière et la communication sans retenue du règlement intérieur ou tout autre texte de loi régissant les rapports en question.
En effet, depuis l’arrêt des cours, le 12 mars dernier à cause du coronavirus, un véritable bras de fer est engagé entre les parents d’élèves et les gérants des écoles privées concernant le paiement des frais de scolarité au titre du 3e trimestre.
Les directions des écoles privées obligent les parents d’élèves à payer des frais pour «faire face aux charges de fonctionnement», les parents, pour leur part, trouvent «insensé» de payer pour une prestation qu’ils n’ont pas eue. <