Pas moins de 120 étudiants vont rejoindre l’Ecole supérieure de la sécurité sociale (ESSS), au titre de l’année 2019-20, dans le but d’obtenir un Master dans 4 spécialités de formation supérieure relatives au domaine de la protection sociale, à savoir juridique, gestion stratégique et gestion informatique.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassen Heddam, a affirmé, lors de la cérémonie du lancement officiel de l’année scolaire, que cet établissement scientifique avait pour objectifs «la consolidation des connaissances et des capacités fondamentales, afin de garantir le bon fonctionnement du système de la sécurité sociale, selon les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et le développement de l’échange d’expériences en matière de sécurité sociale au double plan régional et international». Outre la formation en Master, le premier responsable du département du Travail a précisé que «l’école œuvrait à développer la formation continue dans le domaine de la protection sociale, pour assurer la qualification de la ressource humaine», contribuant ainsi à «la promotion continue du système de la sécurité sociale», ajoutant que cette école a été placée «en co-tutelle pédagogique» du ministère du Travail et celui de l`Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Poursuivant son intervention, M. Tidjani Hassen Heddam a indiqué que «cet établissement de formation supérieure, qui relève de deux départements ministériels, est devenu un pôle de formation et de spécialisation dans le domaine de la sécurité sociale et de sa modernisation tant au niveau national que régional. Ainsi, il a enregistré la sortie de 4 promotions composées de 300 étudiants d’Algérie et de différents pays africains».
D’autre part, le ministre a fait état de l’introduction, à partir de 2020, de programmes de formation en langue anglaise et française, comme première expérience, afin de permettre aux pays africains anglophones de bénéficier des services de cette école, et ce, a-t-il déclaré, dans le cadre d’une démarche visant à «consolider le rôle de cette institution scientifique au plan régional et continental dans les domaines de la formation et l’échange d’expériences et d’expertises en matière de protection sociale
D’ailleurs, il est très important de rappeler que des conventions bilatérales de coopération ont été conclues entre l’ESSS et les établissements de sécurité sociale de Mauritanie, Mali, Niger, Cameroun, Tunisie et Sénégal. Lui succédant, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tayeb Bouzid a indiqué que cette école assure une formation «hautement qualifiante» assurant qu’elle constitue un instrument «stratégique» de formation et de développement de la ressource humaine en matière de protection sociale et un «pôle» de formation et d’échanges d’expériences et d’expertises en matière de sécurité sociale aux plans national, régional et continental». Par ailleurs, il a fait savoir que six secteurs, dont les ministères du Travail, de la Culture et du Tourisme, disposaient d’écoles ou d’instituts nationaux supérieurs soumis à la tutelle pédagogique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, précisant que la tutelle pédagogique constituait un «accompagnement» de toutes ces écoles pour garantir la cohésion du système de l’enseignement supérieur en Algérie.