Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a présidé, hier, la cérémonie de sortie de la 47e promotion de l’Ecole nationale d’administration (ENA), baptisée du nom du défunt moudjahid Abdelhafid Boussouf alias « Si Mabrouk ».

Plusieurs membres du gouvernement étaient présents à cette cérémonie, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui qui a animé la cérémonie. Ce dernier a indiqué que «la bonne gouvernance nécessite qu’elle soit libérée des carcans de la bureaucratie et toutes sortes de trafics d’influence », ajoutant : « Cette nouvelle promotion intervient à une étape aussi sensible que décisive du processus d’édification de l’Etat de droit ». A ses yeux, «l’Ecole nationale d’administration fait valoir nos capacités potentielles et acquises et de les exploiter pour relever les défis conjoncturels ». Il a ainsi salué la promotion sortante, affirmant que les connaissances acquises par ces derniers durant leur formation leur permettront certainement de réussir dans leur carrière professionnelle, au cours de laquelle «ils doivent faire preuve de responsabilité et œuvrer à promouvoir le service public en termes de qualité et de professionnalisme».
Continuant son allocution, il annoncera qu’ « à partir de 2018, Tlemcen aura sa première école nationale des ingénieurs, spécialisée dans la formation des cadres relevant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire ». En effet, l’établissement formera des techniciens de haut niveau dans la gestion des affaires locales et dans les secteurs de la planification et de l’environnement urbain.
Selon ses dires, « cette école aura pour vocation de former des compétences dans la gestion administrative scientifique, que ce soit en matière de planification ou de contrôle, dans une perspective d’amélioration du cadre urbain et de l’environnement urbain de la population au niveau local ». Par ailleurs, le responsable a indiqué que son ministère a accordé un intérêt particulier à la formation à l’étranger. A l’avenir, des étudiants de l’ENA seront même envoyés dans des pays partenaires dans le cadre de leur formation en leur qualité de futurs commis de l’Etat. Mettant l’accent sur un sursaut de modernisation des plus nécessaire de l’ENA, M. Bedoui a mis en relief l’impératif d’une «amélioration des plus idoine de la qualité de la formation et de l’adapter aux exigences d’une administration moderne et efficace».
Pour sa part, le Premier ministre, lors d’une brève intervention, s’est félicité de la bonne formation de l’école d’administration. D’ailleurs, M.  Ouyahia est lui-même diplômé de l’ENA il y a de cela 43 ans.
Lors de cette cérémonie, une distinction a été remise par les étudiants majors de promotion au président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour ses efforts visant à « promouvoir et moderniser » l’administration, et aussi pour l’intérêt accordé à l’ENA.
Enfin, il y a lieu de rappeler que la promotion a été baptisée du nom de Abdelhafid Boussouf, Si Mabrouk de son nom de guerre. Fin stratège, il avait monté un service de renseignements et de contre-espionnage très efficace durant la guerre de Libération.