Depuis que le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a donné des instructions aux wilayas et communes à se mettre à l’éclairage public économique, des entreprises nationales se sont lancées dans ce créneau, comme prestataires de service pour démarrer, puis comme productrices.

L’entreprise Mobiville, qui active dans ce secteur, a confié, en marge du Premier Salon national de l’environnement et des énergies renouvelables, au Palais des expositions, qu’elle a procédé au remplacement de panneaux d’éclairage public conventionnels, qui coûtent cher aux collectivités locales, par des panneaux économiques en matière d’électricité. Et ce, grâce à une technologie importée de Chine. «Il s’agit de l’éclairage technologique à Led. Une lampe qui permet d’économiser 50% d’électricité. On a commencé par le montage des installations, mais on compte nous lancer dans la production à court terme», fait savoir la responsable communication et marketing de cette entreprise, Yasmine Smaïl. L’éclairage à Led offre, selon elle, une durée de vie plus longue, plus de 50 000 heures. «A partir de la 60 000e heure, l’éclairage baisse mais ne s’éteint pas. Les installations ne nécessitent aucune maintenance.
Au bout de 6 ans au maximum, on remplace juste la lampe Led», explique-t-elle, signalant que l’entreprise est en négociation avec le Sénégal pour l’exportation de son savoir-faire. L’Eurl NGT Meziani propose, pour sa part, pour le compte des collectivités locales essentiellement, des panneaux d’éclairage solaires.
«On ne fait que dans le montage dans le photovoltaïque, mais nous allons nous lancer dans la fabrication à partir du mois de septembre prochain. Nous sommes même en contact avec un exportateur algérien dans plusieurs pays africains pour l’export de nos produits. Notamment dans les pays où la consommation électrique coûte très cher», souligne le gérant de cette entreprise, Salah Eddine Meziane. Il a confié avoir tenté déjà une expérience dans les énergies renouvelables, le montage puis dans la fabrication des chaudières solaires.  L’éclairage solaire, précise-t-il, réduit la facture d’électricité à 100%. L’énergie est rechargée le jour, par le captage des rayons de soleil même en période de mauvais temps, et alimente l’éclairage la nuit. Comme l’éclairage à Led, les panneaux solaires n’ont pas besoin de maintenance ou d’entretien. Mieux, il n’y pas de lampe à changer au bout d’un certain temps. Seulement, comme l’installation d’un panneau photovoltaïque coûte cher, 90 000 DA en moyenne, les collectivités locales sont réticentes à s’y investir.
«En dépit de tous les avantages, les collectivités locales ne se laissent pas facilement convaincre. Nous avons quand même pu en installer dans certaines wilayas comme Saïda et Sidi Bel Abbès. Par ailleurs, une fois la production des panneaux solaires lancée, les coûts des installations seront réduits. Ce qui nous permettra de gagner plus de clients», estime-t-il, précisant que les prix, dans ce cas-là, seront réduits à 20%.